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CARNETS DE VOYAGE
DES AMIS EN
L'ARGENTINE
 
Buenos Aires
Marion et Lionel
2001

Argentine en vélo
Fabrice
Février 2001


CAPITALE: BUENOS AIRES

LANGUE : ESPAGNOL RELIGION : CATHOLICISME POPULATION : 36,1 M

SUPERFICIE : 2 780 000Km²

CARNET DE VOYAGE EN ARGENTINE
(suite) (12ème étape)
Drapeau Argentine

Amérique du SudArgentine
PROCHAINE ESCALE IGUAÇU


Un pays magnifique, aux dimensions démesurées (cinq fois la France) et aux paysages variés :  Reliefs andins : l'Aconcagua est le point culminant des Andes avec ses 6959 m, Chutes d'Iguaçu : jugées parmi les plus belles chutes du monde, Glaciers et lacs du sud de la Patagonie : spectacle unique d'énormes glaciers en mouvement, La Péninsule de Valdés qui abrite la plus grande faune marine au monde

ITINERAIRE (30 jours) : Mendoza - Ushuaia - Calafate - El Chalten - Puerto Madryn - Buenos Aires - Cordoba - Posadas - Puerto Iguacu

"BUENOS AIRES"

Buenos Aires


Vingt ans après la découverte de la région par Juan De Solis, un petit village près du Rio Plata voit le jour en 1536. Il répond au nom de Puerto de Santa Lucia de Los Buenos Aires, en raison de la sainte Marie des bons vents, bien connue des marins en méditérannée. Les Indiens nomades rentrent en conflit avec ce village et le détruisent. Les survivants espagnols remontent alors les rives du Rio Plata et B.A naquit ! Aujourd'hui la capitale argentine est une ville cosmopolite, avec de fortes origines européennes que l'on retrouve dans son architecture et sa culture. A partir de 1890, les constructions furent d'abord de style italien puis, au début du XXeme siècle, l'architecture fut typiquement française. Sa population est maintenant supérieure à 4 millions d'habitants qui, ajoutée à ceux qui résident dans le "grand Buenos Aires", dépasse les 19 millions.

Dans un bar, Estelle attends avec les sacs, Yann parti faire du repérage d'hôtels à bas prix. Nous sympathisons ensuite avec la barman Helena, notre premier contact dans cette ville, tout en prenant notre petit déjeuner. Une fois les sacs posés dans notre nouvelle maison, nous partons à la découverte de Buenos-Aires. Comme toutes les villes du pays, elle est construite en damier, et chacun des blocs comporte 100 numéros, avec un côté pair et un côté impair. Du coup les distances dans la ville se comptent en quadras (bloc d'immeuble).Recoletta

Le centre regroupe surtout la plupart des administrations, des banques et des commerces. C'est le centre nerveux de la ville. Un nombre impressionnant de monuments s'y trouve également. Il y'a aussi les deux rues piétonnes de la ville. Notre hôtel se trouve à proximité de celles-ci fortement animées la journée comme le soir. La rue Florida fut l'une des premières à être tracée. Cette rue piétonne pavée, bénéficie des commerces des plus prestigieuses marques, de nombreux endroits pour manger ainsi que d'importants centres commerciaux. La deuxième, la rue Lavalle est plus populaire et animée le soir.

Nous passons par Puerto Madero, en bord du Rio, réputé pour ses bars, terrasses et restaurants huppés. C'est le lieu de retrouvailles des cadres dynamiques après leur travail. L'imposant bâtiment de la poste avec son ancienne architecture coloniale se dresse devant nous.

De retour au centre, il est maintenant midi et les rues sont de vraies fourmilières. On pourrait se croire à Paris à la différence que la population nous rappelle nos voisins d'Europe du Sud.
Nous allons sur la place Mayo, celle ci est sans aucun doute le centre historique et politique, des grands évènements vécus par la ville et le pays. Son nom fait référence au 25 mai 1810, jour de formation du 1er gouvernement indépendant. Au cours de la dernière dictature militaire qui gouverna le pays entre 1976 et 1983, c'est ici que se réunissaient les "mères de la place Mayo", qui défilaient en silence pour réclamer leurs fils disparus.


Casa RosadaLa pyramide au centre de la place repose sur une terre provenant des quatre coins d'Argentine.
Tout autour de la Place Mayo se trouvent des bâtiments d'une importance historique et artistique.
Nous pénétrons dans La Cathédrale Métropolitaine de Buenos Aires fut commencée en 1580 en boue et en paille, sa construction s'acheva trois siècles plus tard Les restes du Général San Martin s'y trouvent aujourd'hui sous la surveillance de deux gardes républicains.

Nous visitons La maison du gouvernement "Casa Rosada" de couleur rose saumon et son musée exposant les grandes époques politiques et leurs évolutions, ainsi que les galeries souterraines datant de 1894. Nous nous rendons à l'église San Ignacio, la plus vieille de la ville encore intacte depuis 1723. Yann prend en photo Estelle dans la plus vieille pharmacie de la ville, appelée "farmacia de la Estrella" et fondée en 1834, d'intérieur bois, sol en mosaïque et de meubles toujours en bois et sculptés à la main. Dans la basilique San Francisco nous observons la tapisserie murale qui est semble t-il, la plus grande d'Amérique du Sud. Dans le square en face, quelques peintres exposent leurs toiles.

Un air de tango nous attire dans une petite ruelle. Un couple en tenue, danse gracieusement devant une petite foule sur une musique sortant d'un poste radio ! On ne connaît pas vraiment l'origine du tango et plusieurs théories le définissent comme un mélange de sons africains et d'airs andalous. Mais ce qui est certain c'est qu'à la fin du XIXeme siècle, il devint la musique de la population marginale qui habitait la périphérie de la ville. Puis dans les années 1920, lorsque le tango arriva à Paris et remporta un grand succès, il revint à Buenos Aires comme la musique qui avait été acceptée en Europe et fut alors acceptée par les classes plus élevées. La chorégraphie du tango invite au contact corporel entre hommes et femmes, très souvent proche de l'insolence. C'est une danse esthétique, très belle, qui demande une grande coordination dans le couple de danseur. Carlos Gardel, d'origine française, fait parti des grands nom de chanteur de tango et occupe une place importante dans l'histoire du tango en Argentine et aussi dans le cour de la population.

théatre ColonNous tenterons d'assister à une pièce de théâtre et nous nous rendons sur L'Avenue Nueve de Julio qui est fièrement appelée "la plus large du monde"avec ses 125m. Elle mesure en réalité 140 mètres et a été inaugurée en 1947 après son élargissement. On y trouve des bureaux d'entreprises importantes, des commerces, des cinémas et. les théâtres. Nous passons par L'Avenue Corrientes. Cette rue chargée en histoire, fut construite en 1820. Elle devint populaire un siècle plus tard lorsque la majorité des lieux de distractions nocturnes s'y installèrent. Elle fut d'ailleurs surnommée "la rue qui ne dort jamais".

L'Obélisque du haut de ses 67 mètres est à l'intersection de ces importantes avenues Nueve de Julio et Corrientes. Nous arrivons finalement au Théâtre Colon inauguré en 1908, c'est le plus grand théâtre lyrique d'Amérique du Sud. Il est reconnu en tant qu'un des plus beaux au niveau mondial et ici se sont produites des figures de taille comme Arturo Toscani, Maria Callas, Luciano Pavarotti, Placido Domingo et bien d'autres. Le Portenos adore la culture depuis toujours. On note lors de discussions, un penchant pour la littérature française. Les ouvrages d'Hugo ou Maupassant sont fréquents dans les librairies. La ville affiche plus de cinquante musées en plus des expositions.
Bon malgré tout ça, à chaque théâtre, nous trouvons porte close. Nous avons oublié que nous étions en pleine période estivale !! Nous irons finalement au cinéma voir "El Senor del Anillos".

Buenos Aires et ses habitants, "les Portenos", ont une relation complexe et parfois tendue avec le reste du pays. (qu'ils appèlent l'intérieur !). Un dicton précise : "Dieu est partout, mais reçoit à Buenos Aires". On a beau être dans la capitale, les Portenos nous semblent être chaleureux, détendus et spontanés. Une jeune fille, après avoir passé sa journée à vendre sur un marché, patientera avec nous pour nous indiquer le bon bus, qu'elle prendra finalement avec nous rallongeant ainsi sa journée pour le plaisir de discuter ensemble. Un petit détail, les Argentins adorent les tatouages ! Des plus jeunes aux moins jeunes, on a l'impression que toute la population est tatouée !!

Ce soir nous avons dégoté un apéritif fait de liqueur de Dulce de Leche que nous dégustons dans notre chambre d'hôtel tout en regardant des photos toutes juste développées. Nous nous rendons ensuite au Bingo, Yann aura la chance de crier une fois "Bingo" dans la soirée. Nous allons ensuite faire un tour dans un cybercafé (bon marché) afin de lire les mails de bonne année.

Paseo FloridaNous empruntons le métro pour nous rendre à la Boca. Le métro ressemble à nos R.E.R Un contrôleur en bout de wagon, ouvre et ferme les portes par une commande manuelle qu'il actionne après chaque sifflement. Nous pénétrons dans les quartiers pauvres se situant à l'emplacement de la première ville de B.A le long du port, autour de nombreuses usines. Le quartier de La Boca, est rempli d'histoire, de légendes et de magnifiques sites. C'est ici que se trouvait l'ancien port de Buenos Aires. Lorsque les immigrés d'origine italienne commencèrent à arriver, en particulier des génois et des siciliens, ils choisirent cette zone de la ville pour s'installer. Ils construisirent leurs maisons de façon précaire, avec du bois, des tôles de zinc et dans quelques cas des éléments qui pouvaient provenir des bateaux sur lesquels ils travaillaient.

Nous arrivons alors dans le mini quartier Caminito, aux couleurs vives. Une histoire dit qu'un couple de ce quartier adopta un enfant qui devint plus tard un des plus grand peintre argentin. Il revint dans son quartier et proposa aux habitants de se rendre dans une rue munis d'un pot de peinture et d'un pinceau. Le résultat est magnifique, l'ensemble des habitations a des airs de toile colorée. C'est aujourd'hui le lieu le plus visité du quartier. Pied de nez à la pauvreté, Caminito fut dans les années 70 un mini théâtre de rue comme l'a été Montmartre.

Perdus dans des rues mal identifiées, nous arrivons finalement au stade de football de la Boca. De nombreuses habitations et commerces dans les rues voisines sont aux couleurs de l'équipe : bleu et jaune. Nous visitons le stade, et Yann ira fouler du pied le gazon.
Nous entrons dans une feria artisanale sur un grand bateau amarré au port avant de reprendre un bus pour le centre ville.

La nuit à Recoleta, nous déambulons puis buvons un verre à la terrasse d'un bar. Recoleta est le quartier à la fois chic et branché de Buenos Aires. Les pierres de ce quartier auraient été rapportées de France dans les bateaux marchands revenant sinon à vide.
Nous constatons qu'à 22h00, les portenos commencent à dîner, faire la tournée des bars à minuit et à aller en boite vers les 2h00 du matin. Nous tentons de les suivre. Le truc à la mode est de passer d'une boite à l'autre, d'un bar à l'autre et ainsi multiplier les rencontres ! Mais cela peut revenir très cher ! Nous mangeons ensuite une glace sur une autre terrasse. Compte tenu du prix d'entrée des disco dans ce quartier nous restons à flâner dehors... Finalement un taxi nous ramènera à l'hôtel à 5h00 du matin. Le "porteno" a toujours été un amoureux de la nuit et la ville à tout ce qu'il faut pour satisfaire à la demande. Les soirées commencent rarement avant minuit.

A la plaza Libertador San Martin, la statue du sauveur est érigée entre des magnolias géants, cèdres, palmiers et caoutchouc. Nous découvrons le quartier de la gare de chemin de fer, à forte animation. Puis un marché en longueur qui n'en finit pas. Nous arrivons enfin au terminal de bus ou nous réservons deux places pour Cordoba. Nous décidons d'aller voir un film dans un des nombreux cinémas de la rue piétonne Lavalle. Nous choisissons "El Transportador, film de Luc BESSON. Le soir, lorsque nous rentrons à l'hôtel, quelques rues abritent les "nouveaux pauvres", à la tenue vestimentaire plus que correcte et peu habile dans leur requête. Ils préfèrent fouiller dans les poubelles des beaux quartiers. Certains jeunes osent s'approcher des tables de restaurants, pour y prendre les restes. Est-ce une des conséquences de la crise !

Avenue 4 de julioNous passons un dimanche à B.A dans les parcs Palermo. Un paysagiste français est à l'origine de ce site avec le bois de Boulogne comme modèle. Nous marcherons dans ses nombreux petits jardins, dont la roseraie et apprécions la plazza Fernandez qui se trouve entre deux lacs, les enfants jouent en criant, beaucoup gens circulent à pied comme en vélo. Certain font leur footing. Le patio andalou avec sa petite terrasse décorée de faïences espagnoles, une fontaine centrale et des bancs, le tout offert en 1929 par la mairie de Séville.

Nous faisons du pédalo sur le lac, puis marchons à nouveau, cette fois ci vers l'avenida Libertador.
Sur les pelouses, nous nous installons pour écrire quelques newsletters à l'ombre de grands arbres. Puis la nuit tombante, nous rentrons. Sur le retour nous nous arrêtons à la vue d'un marché/brocante. En remontant vers Recoleta, nous dînerons dans un quartier branché avant de rejoindre notre centre et ses rues piétonnes. Bien qu'il n'existe aucune cuisine traditionnelle et exclusive de la ville de Buenos Aires, on pourrait dire que le "bife de chorizo" (tranche de bouf), est le plat typique de la ville. On retrouve bien sur comme dans le reste du pays, des produits tels que le dulce de leche (genre de caramel qui provient de la fusion du lait et du sucre), le mate (infusion de feuille de Yerbamate), l'asado criollo (viande de bouf ou de mouton cuite sur la braise) et les excellents vins argentins.


Dans la ville il est possible de manger à toute heure, bien que l'habitude pour le déjeuner soit entre 13h00 et 15h00, et le dîner de 21h00 a 24h00. Ces dix dernières années, une quantité de centres commerciaux s'est développée dans tout Buenos Aires (Carrefour est fortement présent dans le pays. Appelés habituellement "shopping", il s'agit en général de grandes structures sur plusieurs niveaux ou l'on trouve commerces, cinémas, salles d'expositions et toujours un espace gastronomique appelé "patio de comidas".

Pour notre dernière journée a B.A, nous nous perdons de vue l'espace d'une minute, suffisant pour ne plus se retrouver dans cette foule ! Yann ira laisser un message à l'hôtel pour un RDV en début d'après midi. Estelle en profite pour renouveler ses sous-vêtements ! De nouveau ensemble à 14h00, nous partons réserver notre billet pour la Nouvelle-Zélande que nous prévoyons de prendre début février. En fait, les vols sont déjà complets jusqu'au 22 février.. nous devons réajuster notre planning !

Cinq jours ont été trop courts, nous avons pourtant essaye d'étirer les journées, nous n'avons cesse d'arpenter les rues.............. Buenos Aires, avec ses grandes avenues, ses habitants toujours pressés, ses personnages aux fenêtres des cafés. Ville avec des airs de Paris et Madrid. Métropole située presque aux confins du monde que l'on quitte dans l'espoir d'y retourner.

San Telmo

"Mon Buenos Aires chéri, lorsque je te reverrai,
je n'aurai plus de peine et d'oubli.
Aujourd'hui, ou la chance souhaite que je te revoie,
Lieu porteno de mon unique amour,
Et j'écoute la plainte d'un abandon
Dans la poitrine s'emballe le cour".

Vers d'Alfredo Le Pera, chantés par Carlos Gardel

Vous avez apprécié ce carnet ? merci...

Suite du voyageCORDOBA/POSADA

/IGUACU

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