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SUR L'AUSTRALIE


L'Australie c'est loin ?
Vasyvite
juillet 2006

CAPITALE : CAMBERRA

LANGUE : ANGLAIS

RELIGION : PROTESTANTISME

POPULATION : 18,7 M

SUPERFICIE : 7 682 000 Km²

CARNET DE VOYAGE EN AUSTRALIE
(18ème étape)
Drapeau Australie


Aussi contrastée qu'immense, l'Australie est grande comme 14 fois la France. Elle a la particularité d'être à la fois une île et un continent. Incroyablement changeante, l'Australie offre des paysages superbes : déserts rouges, plages de sable fin, forêts subtropicales... C'est aussi le berceau d'une des plus anciennes civilisations au monde que sont les Aborigènes.

ITINERAIRE (30 jours) : Sydney - Vanuatu - Tasmanie - Melbourne - Adelaide - flinders Rangers - Wiliam Creek - Coober Pedy - Uluru - Alice Springs - Kakadu - Darwin

"L'OUTBACK"

Coober Pedy et ses mines d'opale.
Ensuite, nous prenons la piste pour Coober Pedy à 166 km. Nous aurons quelques frayeurs du fait de l'état de la route durant tout le trajet. La piste serpente parmi un paysage que nous ne reconnaissons pas du tout. De nombreuses marres d'eau le compose maintenant. L'effet que produit l'eau sur le paysage est fascinant car la couleur ocre de la terre ressort plus que jamais.
A l'approche de Coober Pedy, le paysage change de nouveau. Nous sommes entourés de terrils dus aux 250 000 puits d'extractions d'opales, et de panneaux d'avertissement quant aux risques de chutes dans les puits.
Nous arrivons un peu avant le coucher du soleil et nous en profitons pour faire une petite lessive et un tour en ville afin d'y trouver un endroit tranquille pour y passer la nuit. Il faut savoir que Coober Pedy à part le fait d'être la capitale mondiale de l'opale, est aussi un endroit assez " explosif " où régulièrement bars, bâtiments publics et voitures de police explosent ! ! !
En aborigène, Coober Pedy signifie " terrier de l'homme blanc " définition qui décrit parfaitement l'endroit car une partie des 3 000 habitants vit dans des habitations troglodytes afin de faire face aux rigueurs climatiques de cet endroit.
Nous garons finalement notre campervan face à l'Office de Tourisme afin de récupérer toutes les informations nécessaires le lendemain dès l'ouverture et visiter la ville et ses environs.
Nous commencerons par " Old Timer Mines ", mine d'opales datant de 1916 transformée aujourd'hui en musée. Nous y apprenons que la première opale a été découverte en 1915 par un jeune australien âgé de 14 ans, William Hutchinson, arrivé dans la région en chameau avec son père pour trouver de l'or. Cette découverte ne lui portera pas chance longtemps puisqu'il périt noyé 6 ans plus tard (dans un pays si aride, c'est une mort bien singulière !). Nous découvrons au fil du circuit la vie des mineurs à cette époque, ainsi que leurs habitations souterraines. Yann et Estelle ne peuvent s'empêcher de repenser aux mines de Potosi en Bolivie, où les conditions de travail étaient et sont toujours beaucoup plus dures. Ici, très rapidement, une réglementation du travail a été mise en place pour la protection des mineurs.
Intermède pour une randonnée sur la réserve de Breakaways.
Après quelques boutiques de souvenirs, la fine équipe se rend à Breakaways, réserve à 35 km de la ville. Sur le belvédère dominant la " Moon Plain ", nous assistons au coucher du soleil et trouvant l'endroit charmant, décidons de nous y installer, avec sous nos yeux une nuit étonnamment étoilée et au loin, les lumières de Coober Pedy.


Le réveil sonne à 6H00 et nous annonce que le soleil ne va pas tarder à se lever à son tour. Les yeux à peine ouverts, nous nous asseyons sur le versant de la montagne pour attendre l'instant magique. Tout d'abord, une lueur rose remplie l'horizon face à nous, la lueur va passer par toutes les teintes de l'orange pour finir en jaune or au moment de l'apparition de l'astre solaire ! ! ! On a beau savoir que cela se répète jour après jour, nous n'en restons pas moins subjugués par cette beauté magique de la nature. Les premiers rayons du soleil réveillent également et malheureusement des milliers de mouches qui se précipitent sur nous. Nous retournons donc dans le campervan pour nous protéger et terminer notre nuit, avant de partir quelques heures plus tard en randonnée dans cette réserve de Breakaways.
Nous descendons d'abord une falaise pour arpenter un sol friable, jonché de sauterelles qui s'envolent à notre approche. Chose étonnante, c'est la taille imposante de ces insectes et d'autre part, le fait que sur le dos de la plus grosse se trouve toujours une sauterelle plus petite ; serait-ce la mère et son petit ? , un couple ? , un cow-boy et sa monture ? ? ? . En tout cas, leurs couleurs riches et variées leur permettent un camouflage parfait avec la nature environnante. L'atmosphère est étouffante, la végétation quasi absente, le désert de Simpson, l'un des plus grands au monde, n'est pas loin.
Après plus d'une heure de marche dans cet environnement hostile, nous regagnons notre campervan pour poursuivre la visite de la réserve. Nous longeons le " Castle ", formation rocheuse qui, selon la légende aborigène représente 2 chiens assis, un blanc et un brun, et la montagne voisine, leur maître, appelé " wati ". Nous atteignons ensuite une zone réputée pour son sol renfermant une grande quantité de fossiles marins, pour la plus grande joie de Yann. Il faut savoir, qu'ici aussi, il y quelques millions d'années, une mer recouvrait cet endroit. Ensuite, nous nous approchons de la " Dog Fence ", barrière aujourd'hui de 5 300 km mais ayant fait jusqu'à 9 600 km, dressée pour repousser les dingos loin de troupeaux de bétail. Derrière cette barrière, se trouve la " Moon Plain " où a eu lieu le tournage de plusieurs films comme Mad Max 3, Priscilla folle du désert ou Ground Zero.
De retour à Coober Pedy. pour Marla et son opale
Nous effectuons un réapprovisionnement avant de partir pour Marla à 210 km où nous avons rendez-vous le lendemain avec nos chercheurs d'opales. Sur la route (en bitume cette fois, c'est la fameuse Stuart Highway qui couvre les 3 400 km entre Adélaïde et Darwin), de nombreux panneaux nous avertissent de la présence de kangourous et autres animaux, et un rapace finira même sur la grille de protection de notre pare-brise !


Arrivés à Marla, nous découvrons la ville typique de l'Outback avec sa station essence-épicerie-camping et pub où nous devons retrouver nos chercheurs d'opales.
A la recherche de l'opale
Mercredi 16 avril à 17H00 notre duo de chercheurs d'opales est bien au rendez-vous. A peine avons-nous le temps de nous saluer que nous nous trouvons avec un verre à la main, qui sera le premier d'une longue, longue série. Après un léger repas arrosé de vin et de bière, nous prenons la route de nuit pour ce que nous pensons être leur maison. A la demande de Maxine, Yann accompagne Stretch dans son 4x4, et elle se joint aux filles dans le campervan. Mais avant de partir, tradition oblige, Stretch offre à tous une cannette de rhum-coca pour la route, 70 km de piste chaotique, pendant lesquels il y aura de nombreux arrêts " techniques " pour vidanger et remplir les hommes !
A destination, à la lueur de quelques lumières alimentées par des générateurs, nous découvrons en fait un campement d'environ 70 personnes, composé de maisons préfabriquées, de caravanes et d'engins de forage.
A l'intérieur de la " résidence " de Stretch, le confort est assez sommaire ; cuisine, chambre, salle de bain avec WC et douche. Aussi, serons-nous surpris d'y trouver un ordinateur dernier cri avec son imprimante couleur et son scanner. C'est avec une certaine fierté que Stretch nous apprend qu'il a tout construit de ses mains.
Les tournées d'alcool divers repartiront de plus belle, sans MC qui fortement grippée quittera la joyeuse équipe vers 23H00, sans pour autant trouver le repos du fait des éclats de rire de plus en plus fréquents en provenance de la cuisine de Stretch. Compatissant, ce dernier, ira même jusqu'à rouler une cigarette d'origan pour dégager le nez bouché de MC. sans succès.
La soirée se poursuivra jusqu'à 4H00 du matin, malgré une apparition orageuse de MC pour demander de stopper la musique à fond du 4x4 !
Yann et Estelle apprendront pendant cette mémorable soirée, que Stretch n'est chercheur d'opales que depuis 5 ans. Avant, il était enseignant, il est divorcé avec 2 grands enfants. Maxine sa compagne, est divorcée également avec 2 grands enfants, elle enseigne encore de temps en temps, habite à Adélaïde et tente de passer autant de temps que possible près de Stretch, dans ce campement sommaire loin de tout.
A 4H00 du matin, MC entendra plus qu'elle ne verra Yann et Estelle rentrer au campervan et se coucher péniblement. D'ailleurs, Estelle devra se lever en catastrophe peu de temps après, pour évacuer le trop plein ! A 10H00 le réveil sera encore plus difficile pour elle, et elle n'émergera vraiment qu'en milieu d'après-midi. Comme si de rien n'était, Stretch et Maxine emmènent la fine équipe visiter leur concession et lui expliquent leur métier de chercheur d'opales.
Stretch nous présente Betty, une jeune femme de moins de 30 ans qui cherche aussi durement cet " or bleu ". Cette dernière est en train de sonder le sol à l'aide de foret pouvant atteindre 25 m de profondeur, tout en surveillant les débris extraits dans l'espoir d'y trouver quelques pierres colorées et peut être, le filon qui lui permettrait d'arrêter de travailler aujourd'hui, voire même définitivement.
Si une présence d'opales est détectée, le bulldozer intervient pour aplanir le sol au niveau souhaité, car contrairement à Coober Pedy, ici l'extraction se fait à ciel ouvert. Yann et MC joueront du marteau et du burin sur une paroi indiquée par Stretch, dans l'espoir, pour l'un de trouver quelques pierres précieuses et, pour l'autre, de rallonger pourquoi pas de quelques mois ses vacances ! Le tout sous le visage O ( combien ) PALE ! ! ! d'Estelle, qui disparaîtra à de nombreuses reprises durant la matinée. Ils ne trouveront que quelques opales sans couleur et donc sans valeur appelées " Porch ".
De retour au campement, pendant que MC préparera des sandwichs et Maxine du café, Stretch fera des mots croisés, comme à son habitude. Yann nettoiera les pierres trouvées le matin et Estelle fera ses derniers aller-retour aux toilettes. Betty passera même nous inviter à dîner pour le soir même, mais du fait du peu de temps restant à MC avant son retour en France, nous déclinerons cette chaleureuse invitation.
A 14H00, bien à contre cour, nous quitterons notre couple de chercheur d'opales. Stretch offrira à chacun de nous quelques opales de valeur afin que nous pensions à eux lorsque nous les regarderons plus tard. En retour, nous lui laisserons la bouteille de St Emilion 1997 apportée par MC.


Nous retrouvons la Stuart Highway et les 450 km qui nous séparent d'Ayers Rock se feront dans un profond silence, chacun étant dans ses pensées ou terminant sa nuit.
Nous arriverons à destination à la nuit tombée mais devant le prix exorbitant du camping (15$ par personne), nous déciderons de nous installer sur un parking d'hôtel pour dîner et jouer à l'Outback. Vers 22H30, un garde du parc viendra nous déloger et nous emmènera jusqu'au camping mais moyennant seulement 10 $ en tout, bon plan !


AYERS ROCK / ULURU - 18 AVRIL

Dès le réveil, nous partons sans tarder à la découverte du plus grand monolithe au monde : 3,6 km de long, 348 m de haut, sachant que l'on suppose que, tel un iceberg, les 2/3 se trouvent sous terre ! A 10 km, nous découvrons enfin le rocher appelé ULURU par les aborigènes et nous sommes déjà émerveillés par sa masse imposante et ses couleurs jaune ocre.
Il est possible de faire le tour d'ULURU en voiture, mais nous préférons faire ces 10 km à pied afin d'être encore plus proche de ce mastodonte.
Chemin faisant, nous découvrons les différents aspects de ce gigantesque rocher, et les lieux sacrés pour les aborigènes sont indiqués, en précisant qu'il est interdit de les photographier. Selon la légende aborigène deux êtres ancestraux, KUNIYA la femme python et LITU le serpent venimeux, se sont battus ici. Les crevasses que nous pouvons voir témoignent de la férocité de ce duel, ensuite nous trouverons KURPANY le chien et MALA le walabi-lièvre.
Nous passerons devant le point de départ permettant l'ascension du rocher proposée par toutes les agences touristiques. Cependant, il est nécessaire de rappeler que les propriétaires de ces lieux, à savoir les aborigènes, le considèrent comme sacré et préfèrent que les touristes ne le grimpent pas. De plus, c'est une ascension périlleuse qui a déjà coûté la vie à une quarantaine de personnes.
Au retour de la ballade, nous prendrons la voiture pour faire les 50 km vers les Monts OLGA / KATA TJUTA ( plusieurs têtes en aborigène ), second site de la région plus imposant mais nettement moins connu qu'ULURU. Sur place, Estelle et Yann partiront à la découverte de la principale gorge du site, WALPA GORGE, composée de 36 dômes dont le plus haut fait 546 mètres. A l'intérieur de celle-ci, ils découvriront, entre deux rochers en forme de boule, une véritable petite oasis pour la végétation et les animaux.
Nous retournerons vers ULURU pour assister au coucher du soleil, mais le flot de voitures à contresens nous indiquera que nous arrivons un peu tard. Qu'à cela ne tienne, la fine équipe célébrera le lieu autour d'une boite de foie gras et la bouteille de champagne amenés pour l'occasion par MC.
Le parc fermant à 20H00, nous sommes obligés de sortir et nous rejoignons une station essence en vue de faire le plein et de dîner, avant le départ pour Kings Canyon.
Avant de prendre la route, pendant une partie d'Outback, MC réalise que ses baskets ne sont pas dans le campervan. Nous retournons donc en catastrophe au camping pour les retrouver à l'emplacement où nous avions passé la nuit. Il faut croire que c'est la façon pour ULURU de nous remercier de ne pas avoir fait son ascension ! ! ! Sa protection se poursuivra tard dans la nuit, puisque MC, au volant, évitera de justesse trois chameaux et trois kangourous sur les 300 km séparant Ayers Rock de Kings Canyon.


LA VALLE DES ROIS - 19 AVRIL

Cette fois-ci, camping sauvage au bord de la route à côté d'une base d'hélicoptère. Le lendemain, après nous être rendus sur le parking de Kings Canyon, nous prenons notre petit déjeuner et notre partie de cartes quotidienne, avant de partir pour une randonnée de 6,6 km à travers un paysage nouveau et inattendu.
Dès le départ, nous attaquons une montée de 500 m assez raide pour arriver sur le plateau du canyon, dominant ainsi une vallée verdoyante. D'ici, difficile d'imaginer que tout ceci était sous les eaux il y a plusieurs millions d'années. Lors de notre progression, nous distinguons les couches successives de la roche. Cette dernière, du fait de l'érosion, prend des formes rondes que les aborigènes appellent " les chats assis ". La promenade nous fait ensuite descendre à l'intérieur du canyon jusqu'à une piscine naturelle du nom de " Garden of Eden ". L'eau est très transparente, mais le fond reste invisible, et les parois orangées des rochers l'encerclant se reflètent dans l'eau. Des libellules bleues et rouges tourbillonnent autour de nous. Pour respecter la volonté des aborigènes et ainsi ne pas polluer l'eau, nous ne nous baignerons pas. D'autres touristes n'hésiteront pas quant à eux, à plonger et rompre le silence magique de ce lieu paradisiaque. Ecourés, nous regrimpons sur le sommet aplani de l'autre versant du canyon par un escalier en bois. Les motifs de la roche de ce côté nous rappellent la faïence murale. A perte de vue, de multiples dômes colorés s'élèvent devant nous. Sous cette chaleur écrasante, nous arrivons au bout de cette randonnée enivrés par la beauté et la magie de ces paysages, mais au bord de la déshydratation !
Ce n'est qu'après avoir repris des forces, que nous partons pour Alice Springs à 330 km de là. Alice Springs est une ville qui se trouve presque au centre de l'Australie et qui représente aussi la moitié de notre périple.
Nous roulons sur une piste ondulée, " corrugated " comme disent les Australiens, sur 200 km environ, et croisons alors un troupeau d'une dizaine de chameaux sauvages. Nous assistons à un superbe coucher de soleil rosé. La lune, à notre grand étonnement, n'apparaîtra que deux heures plus tard, toute de couleur orangée, tel un soleil levant, et ne prendra sa couleur blanche que tard dans la soirée. Nous quittons ensuite avec grand plaisir la piste qui laissera à l'intérieur du campervan, une épaisse couche de poussière ocre.
Pour la première fois en Australie, la police nous arrête en pleine nuit à la lueur de lampes torches, pour un contrôle des papiers et un alcootest que Yann passera avec brio (ici le taux maximum autorisé au volant est de 0,05 g !). Arrivés à Alice Springs, alors que nous comptions camper sur le parking du Centre Culturel, la police à nouveau arrive et nous demande si nous n'avons pas entendu des coups de feu ??? Estelle et MC devant l'incongruité de la question feront répéter les agents de police pour être surs d'avoir bien compris ! Estelle devra même décliner son identité et date de naissance à un agent, qui aura préalablement relevé la plaque numérologique du campervan. Ce même agent nous conseillera de passer la nuit au camping de la ville, et ses mots " Alice Springs is not the safest place in the world " finira de nous convaincre !
Aussi, après une bonne douche bien méritée pour nous décrasser de toute cette poussière de l'Outback, la fine équipe ira au lit.


ALICE SPRINGS - 20 AVRIL

Le lendemain, nous partons à l'exploration de cette ville de 23 000 habitants, qui doit sa création au développement de la ligne de télégraphe. Elle fait en effet partie des 12 points de relais entre Adélaïde et Darwin. Nous allons d'ailleurs visiter la Station de télégraphe qui date de 1870. Nous découvrons à cette occasion la rivière, aujourd'hui asséchée, qui a donné son nom à la ville. Nous apprenons également que cette station a servi de Bungalow. Les Bungalows étaient des campements pour les enfants métis (pères blancs et mères aborigènes) enlevés à leur mère et élevés de façon européenne. Cette époque est d'ailleurs appelée la " Stolen Generation ". Ces pratiques, traumatisantes pour les mères comme pour les enfants, ont fort heureusement cessé entre les deux guerres mondiales.
Nous nous rendons ensuite à ANZAC HILL, place dédiée à tous les combattants des différentes guerres du 20e siècle. Cette place, se trouvant au sommet d'une colline en plein centre d'Alice Springs, nous permet d'avoir une superbe vue de la ville et de ses alentours. D'ici, Alice Springs, est beaucoup plus basse et petite que nous ne l'imaginions. Elle est très étalée, et en partie sous une végétation, soigneusement entretenue par l'homme. Pour cause de planning serré et manque d'intérêt de cette ville, nous reprenons la route pour Darwin qui se trouve encore à 1 500 km !
Pour info, ANZAC signifie Australian and New Zeland Army Corp, et la fête nationale, ANZAC DAY, en souvenir du débarquement de Gallipoli en 1915, est le 25 avril.


En direction de Darwin
En cours de route, nous nous arrêtons à Barrow Creek, à 280 km au nord d'Alice Springs, pause suggérée par Stretch pour son bar local. Là, un homme barbu à la ZZ Top, propose à MC de boire un verre pendant que Yann fait le plein d'essence. MC accepte seulement car Estelle l'accompagne. Le pub nous rappelle effectivement celui de William Creek avec ces cartes, ces T-shirts. accrochés au plafond et aux murs. L'ambiance est chaude et MC devra couper court à la discussion pour ne pas ressortir éméchée ! Cet accueil, toujours très chaleureux, est vraiment une caractéristique des contacts de l'Outback.
Nous nous arrêterons pour passer la nuit à Devil's Marbles. C'est l'un des seuls lieux intéressants sur notre route, qui est composé de pierres arrondies de différentes tailles toutes très imposantes. Ces dernières semblent avoir été déposées sur cette plaine par la main de l'homme. Certaines sont en équilibre les unes sur les autres depuis des centaines de décennies. Ce site est également déclaré sacré par les aborigènes.
Nous découvrons, ici aussi, une grande quantité de sauterelles, cette fois-ci très fines et colorées, qui parfois à leur envol, peuvent être prises pour des papillons. Une fois notre promenade réalisée, nous repartons pour les 900 km qui nous restent pour arriver à notre destination.
Dans le campervan, pour tuer le temps nous faisons des jeux, toujours en surveillant les bas côtés à la recherche d'animaux (spécialement quand MC est au volant . car elle semble les attirer ! ! ! )
Le seul fait marquant de la journée est que nous fêterons Pâques dans notre campervan où chacun aura caché des oufs en chocolat pour les autres !
Nous arriverons à KAKADU National Park vers 23H00 en croisant un âne et un oiseau " haut sur patte ", et tout de suite nous serons frappés par la chaleur moite de cet endroit, mondialement renommé, que nous découvrirons le lendemain.


KAKADU NATIONAL PARK - 21,22 et 23 AVRIL

Nous nous réveillons en sueur au petit matin sous ce climat tropical. La végétation est très verte et touffue. Pour la première fois, nous allons franchir des creeks pleines d'eau ! Mais attention, nous découvrons aussi les premiers panneaux " No swimming-Don't risk your life - Crocodiles ". Sur les bas côtés nous découvrons aussi des termitières impressionnantes par leur taille, environ deux fois la hauteur d'un homme.
Au Centre d'Information climatisé, nous nous apercevons qu'une grande partie du parc est inaccessible car inondée. En effet, c'est encore la saison humide, " dry season " comme dise les Australiens. Nous calons donc notre programme en conséquence, car le campervan ne supportera pas ces conditions extrêmes.
Au belvédère de BUKBUKLUK, nous nous rendons compte de l'immensité de l'endroit. Face à nous, une forêt à perte de vue et des sommets à l'horizon.
Il faut savoir que le KAKADU NATIONAL PARK est déclaré Héritage Mondial, pour les sites culturels et naturels dont il regorge.
C'est, une nouvelle fois, l'un des plus grand et plus riche parc national au monde, avec ses 20 000 km2, ses 2 espèces de crocodiles, dont une d'eau douce unique au monde. Ses espèces ; 60 de mammifères, 280 d'oiseaux et pas moins de 4 500 insectes. On y trouve aussi de nombreux minerais, depuis l'or jusqu'à l'uranium.
Il est mondialement réputé pour sa SOUTH ALLIGATOR AREA, ses JIM FALLS et TWIN FALLS, où ont été tournés les différents volets de Crocodile Dundee. Les aborigènes qui vivent ici, font partie de la tribu des BININJ/MUNGGUY.
Le " Fire Management " est plus primordial ici que dans le reste de l'Australie, et la " Traditional Burning " fait partie intégrante de la vie aborigène.
En effet, le feu permet :
- de signaler sa position aux autres
- de faire cuire les aliments
- de faciliter la chasse
- d'attirer les animaux
- de protéger la nourriture
- de nettoyer les terres avant la saison chaude et donc éviter les incendies " sauvages "
- de faire favoriser la sélection naturelle, seules les espèces les plus résistantes survivent

Nous verrons, tout au long de notre séjour dans le parc, de nombreux feux sous contrôle, sur les bas côtés de la route.
Enfin, la devise du parc est : " If you respect the land, then you will feel the land. Your experience will be one that you cannot get anywhere else in the world ", Si tu respectes la terre, alors tu sentiras la terre. Ton expérience sera une de celles que tu ne connaîtras nulle part ailleurs dans le monde.
Nous visitons le WARRADJAN ABORIGINAL CULTURAL CENTER, au centre du parc, où nous visionnons un film expliquant les peintures faites sur le torse nu des femmes aborigènes. Nous apprenons aussi que selon les coutumes aborigènes, quand une personne décède, il est interdit de prononcer ou écrire son nom, ainsi que de montrer son visage pendant 2 à 3 ans.
En fin d'après midi, nous partons pour MARDUGAL, faire une randonnée de 2 km, la GUN-GARUN WALK. La végétation dense abrite de nombreux insectes et reptiles. Des libellules et des papillons nous accompagnent pendant toute cette ballade. Nos yeux se rivent en direction de chaque bruit. Au coucher du soleil, trois kangourous s'installent sur l'emplacement de camping voisin du nôtre.
Ce qui est bien ici, c'est qu'il n'y a AUCUNE mouche, alléluia !!! par contre nous découvrirons le lendemain qu'elles sont largement supplantées par les MOUSTIQUES !!!
En discutant avec le gardien du camping, super sympa et qui se déplace à vélo, nous apprenons qu'à côté se trouve une rivière, dans laquelle, à la nuit tombée, on peut trouver des crocodiles. Après dîner, Yann propose d'aller à la chasse aux crocos équipé uniquement d'une lampe torche !!! Accrochés les uns aux autres, plus nous nous approchons de l'eau et plus Estelle et Yann doivent tirer MC, cette dernière ayant un grand instinct de conservation ! A l'approche de la rive, chaque bruit est un mystère effrayant dans la pénombre.
Avec la torche, nous tentons de repérer des yeux rouges qui sont le signe de la présence de mammifères ou, dans notre cas, de crocodiles. Seul Yann, plus courageux, parviendra à en voir.
Sur le chemin qui nous ramène au campervan, nous voyons notre première grenouille taille miniature, pas plus de 3 cm. Nous passons la nuit calfeutrés dans le campervan pour éviter les crocos, mais surtout les piqûres de moustiques. Ce sera bientôt un véritable sauna !
Le réveil sonne à 6H00 le lendemain matin car nous avons réservé un tour de bateau à YELLOW WATER sur la SOUTH ALLIGATOR RIVER, une rivière regorgeant de faune et flore tropicales. Cette croisière est réputée pour la découverte du parc national. L'heure est idéale, car avec le lever du soleil, on assiste à l'éveil de cet écosystème aux couleurs féeriques. Clou du spectacle : on nous assure que l'on verra des crocodiles ! ?
Tout d'abord, nous glissons au travers de hautes herbes denses appelées BUFFALOS GRASS, car elles sont le met favori des buffalos. Ces derniers l'aiment tant qu'il a fallu que les autorités prennent des mesures restrictives quant au nombre de ces animaux dans le parc, afin d'éviter que cette plante ne disparaisse totalement.
Nous découvrons de nombreuses fleurs de nénuphars de diverses couleurs : rouge, violet, blanc au fond jaune. Au sol, se dressent fièrement des jabirus. Perchés dans les arbres : des aigles, des martins pêcheurs et autres espèces dont nous prendrons de nombreuses photos.
Le silence règne sur le bateau alors que tout le monde est bien réveillé, mais sans cesse, chacun scrute les alentours à la recherche du moindre signe de vie saurienne, et le premier crocodile fera pousser un cri jubilatoire à MC ! Immobile, uniquement la tête émergée, dans l'attente d'une proie (grenouille ou poisson) . Il faut dire que dans cette partie du parc, nous voguons sur de l'eau douce, les crocodiles sont plus dociles que ceux des eaux salées. Mais il faut tout de même rester prudent car certains peuvent atteindre jusqu'à 5 mètres de long, et faire une entorse à leur régime alimentaire !
La croisière a été doublement intéressante ; par ce que nous avons vu, mais aussi, par les explications données par nos deux guides, dont un aborigène. A noter que ce parc national, tout comme celui d'ULURU, a pour propriétaire les aborigènes.
Après la croisière, autour d'un café, nous échangerons les sensations ressenties par chacun lors de ce moment, une nouvelle fois, magique.
La matinée se poursuivra par une première randonnée de 3,6 km à MIRRAI LOOKOUT, qui nous amènera à un superbe point de vue, le MOUNT CAHILL. Perchés sur une plate-forme, nous dominons le parc national à perte de vue.
La seconde randonnée de 1,5 km, nous permettra de découvrir les peintures rupestres du site de NOURLANGIE ROCK. Les aborigènes ont laissé de nombreuses traces dans des " caves " utilisées depuis plus de 20 000 ans comme refuge contre la chaleur et les fréquents orages de la saison humide, " wet season " en Australien. Les dessins, de grande qualité, représentent les êtres ancestraux (c'est-à-dire les " dieux " qui ont créé la vie aborigène), tels que le LIGHTING MAN, ainsi que des scènes de la vie quotidienne (danse, chasse.).
Puis, compte tenu de la chaleur étouffante, MC a la bonne idée de proposer une pause à la piscine de JABIRU, plus grand bourg du parc avec ses 1 700 habitants. Ici se trouve un hôtel en forme de crocodile vu du ciel, le " GAGUDJU CROCODILE HOLIDAY INN ".
Nous apprécions ce moment de fraîcheur et de tranquillité, seuls dans ce climat tropical, mais sans perdre nos bonnes habitudes, puisque Estelle a amené son jeu de cartes. C'est une énorme averse de pluie qui nous chassera de cet endroit paradisiaque.
Nous passerons alors au BOWALI VISITOR CENTER, qui abrite commerces, cafés et surtout un musée culturel sur l'histoire du parc, la culture aborigène, la faune et la flore.
La dernière marche de la journée s'effectuera à MAMUKALA. Nous partons juste avant le coucher du soleil, et nous rendons sur les rives d'un immense marécage, le MAMUKALA WETLANDS, réputé à la saison sèche pour ses regroupements de " MAPGIE GEESE " (espèce d'oie sauvage) qui viennent y chercher de la nourriture. Quand nous arrivons, le soleil a déjà hélas disparu. Nous continuons néanmoins notre randonnée alors que la pénombre va croissante. Nous finirons à la torche, une palanquée de grenouilles sautant de tous côtés à chacun de nos pas. L'inquiétude monte à chaque bruit alentour. Nous restons groupés, Yann en tête et Estelle en fin de file, nous remémorant les panneaux à l'entrée du site, nous mettant en garde contre les crocodiles. Fort heureusement, nous finirons cette marche de 3 km, n'ayant croisé que différents spécimens de grenouilles, certaines minuscules et toutes vertes, et d'autres marrons de la taille d'un poing !
A regret, par rapport à la beauté du site, nous dirons " BOH BOH " (au revoir en aborigène) à KAKADU, mais avec plaisir quant à la chaleur accablante et aux moustiques !
Les aborigènes disent " Remember boh boh (prononcé bore-bore) is not the finish, it is just the beginning ", souviens-toi boh boh ce n'est pas la fin, c'est juste le commencement.
Nous quittons Kakadu pour Darwin.
Alors que la nuit est déjà tombée, nous prenons la route pour faire les derniers 250 km à destination de Darwin. Nous y arriverons sans encombre, pourtant MC est au volant, mais cette nuit, elle ne verra qu'une soucoupe volante dans le ciel et pas d'animaux sur la route ? !


Vous avez apprécié ce carnet ? merci...

DARWIN

SUITE DU VOYAGE

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