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D'AUTRES RECITS
SUR LE BRESIL
 
L'or du Brésil
Jean-Christophe
Juillet 2004

CAPITALE : BRASILIA

LANGUE : PORTUGAIS

RELIGION : CATHOLICISME

POPULATION : 162 M

SUPERFICIE : 8 512 000 Km²

CARNET DE VOYAGE AU BRESIL
(13ème étape)
Drapeau Brésil

 
Plus qu'un pays en Amérique du Sud, le Brésil est un continent dans le continent (16 fois la France). De l'Amazone infinie aux colossales chutes d'Iguaçu, des forêts d'Amazonie au continent marécageux du Pantanal, en passant par ses plages tropicales et des villes à l'architecture coloniale préservée, le Brésil fait frémir les hommes qui foulent sa terre.

ITINERAIRE (30 jours) : Foz de Iguaçu - Brasilia - Salvador de Bahia - Pantanal - Isla Itaparica - Ilhéus - Porto Séguro - Rio de Janeiro - Belo Horizonte - Florianopolis - Isla Santa Catarina

"RENCONTRES DANS LE BRESIL COLONIAL"

 

Dernier soir avec Rudy après le départ de Yann.

Pour ce dernier soir, Rudy me propose alors une soirée cinéma et à 21h00, nous allons voir " Deos e brasileiros ", une très bonne comédie sur le bonheur dans la langue brésilienne... un style qui se rapproche d'Amélie Poulain au Brésil !
Nous finissons notre soirée au Mac Donald. Puis à la guesthouse, je fais mes adieux à Rudy, quittant le lendemain Rio pour Belo Horizonte. Je salue également Rodolphe, le Français en tour du monde, en nous échangeant nos coordonnées... Il est 02h00 du matin et le réveil sonne dans quatre heures...

Dans le bus pour Belo Horizonte...

A 07h30, le bus me dépose au rodovaria de Rio de Janeiro, terminal terrestre où je prends alors mon bus pour Belo Horizonte, contente d'aller découvrir l'intérieur du Minas Gerais, région minière historique.
Sur le trajet, mon voisin Jefferson, de mère allemande et père de famille de 41 ans habitant à Belo Horizonte, me parlera de la beauté de son pays, de sa dimension, des endroits à visiter absolument. A plusieurs reprises je le ferai répéter, lui ne parlant pas l'espagnol et moi étant novice dans le Portugais. Nous traversons les montagnes et apercevons de nombreux sites miniers. Les couleurs d'une terre rouge ocre contrastent avec le vert vif de la nature. Soudain, un bouchon de 2 kilomètres nous oblige à patienter une demi-heure : il s'agira d'un grave accident de la route et je détourne alors le regard à la vue du résultat. Cela n'empêchera pas le bus de poursuivre sa course infernale sur la route sinueuse...

A la recherche d'une guesthouse...

Après avoir parcouru ces 430 kilomètres en six heures de bus, je salue Jefferson au terminal de Belo Horizonte et récupère mes sacs à dos. Jefferson reviendra alors me précisant que son frère Richard vient le chercher et que si je le souhaite, ils peuvent me déposer dans l'hôtel de mon choix. C'est une bonne surprise car toutes les guesthouses sont situées en banlieue lointaine de la ville !

A la pousada indiquée sur mon guide, aucune place disponible. Jefferson m'explique alors que suite aux très fortes pluies de décembre et janvier, l'Etat a réquisitionné la pousada pour héberger les sans abris en contrepartie d'indemnisations.
Jefferson et Richard m'accompagnent alors gentiment dans une autre pousada située dans la banlieue opposée. Après avoir traversé rapidement la ville, celle-ci me paraît à premier abord grise avec ses hauts buildings. J'installe alors mes affaires et remercie mes nouveaux amis de leur aide. Jefferson me laissera ses coordonnées en cas de soucis.
Dans le dortoir féminin, seule une jeune brésilienne de Sao Paulo, Vanessa, est présente. Etudiante, elle révise pour ses examens qui auront lieu le lendemain. Ensemble nous dînons avec un Israélien de 24 ans, Oz, en fin de voyage de 5 mois. J'établis alors mon planning de visite de la ville pour le lendemain, et Oz me demandera s'il peut se joindre à moi pour la découverte de la ville.

Ballade au lac de Pampulha avec Oz

Au petit matin, Oz et moi prenons un bus pour rejoindre la ville et nous nous tromperons de sens. De nouveau, nous réitérons l'opération cette fois-ci avec succès jusqu'à atteindre une heure plus tard le lac. Le manque d'entretien des eaux est visible à l'oil nu. Nous décidons de faire le tour du lac à pied. Mais après deux heures de marche, ayant visité une église au design moderne, et passé le jardin botanique et zoologique, nous sommes obligés d'empreinter la route pour poursuivre notre marche. Nous réalisons alors que nous ne sommes qu'à la moitié du lac. Après un rafraîchissement, nous prenons alors un bus qui nous déposera près du Musée d'Art Moderne sur l'autre rive ; musée qui présente un art contemporain étrange.

Visite de Belo Horizonte...

Nous revenons à Belo Horizonte où Oz ira dans un cybercafé. Je poursuis alors la visite de la ville : avec ses rues quadrillées, la ville est une vraie toile d'araignée. Le peu d'architecture coloniale est dissimulée entre de l'ultra moderne. A la Plaza de la Liberdade se tient une manifestation obligeant la présence policière. Je décide alors de rentrer à pied à la guesthouse : il me faudra 1h30 pour l'atteindre, après maintes demandes de renseignements, ne possédant pas de plan de la banlieue. De retour à la pousada, Vanessa m'annonce qu'elle est contente de ses examens et qu'elle rentre demain chez ses parents.

Direction Ouro Preto, ville coloniale réputée pour son passé...

Après un petit déjeuner de fruits exotiques au yaourt, je pars rejoindre le terminal de bus de Belo Horizonte. Je n'aurai pas besoin d'attendre un bus pour Ouro Preto, le prochain partant dans les trois minutes qui suivent mon arrivée. Dans le bus, ma voisine, une femme de plus de soixante ans commence à discuter en français : Marie Teresa est une sour religieuse qui a beaucoup voyagé en Europe. Elle me raconte en français son séjour en France, à Paris et Grenoble où son frère a vécu cinq ans... Elle part aujourd'hui rejoindre sa sour qui gère la Guesthouse Nello Nuno à Ouro Preto. A notre approche d'Ouro Preto, Marie Teresa me montre en pointant du doigt l'horizon, une roche au sommet d'une montagne, dirigée vers le ciel telle une fusée inclinée. Cette roche est la fierté des habitants d'Ouro Preto avec le parc National d'Itacolomy dans lequel elle sied. C'est aussi un indicateur de pluie si elle est cachée par les nuages le matin...

A notre arrivée à Ouro Preto, Marie Teresa me propose de prendre un taxi avec elle jusqu'à la guesthouse de sa sour qui hélas ne me sera pas abordable. Marie Teresa alors me fera visiter cette superbe demeure et refusera que je paie la course en taxi. Dans les rues piétonnes peu larges et fortes inclinées, toutes de pierres non alignées, je marche avec difficulté avec mes bagages pour trouver le backpacker bon marché que Oz m'a conseillé par mail la veille...

Je m'installe dans l'auberge de jeunesse d'Ouro Preto...

Fernando, un jeune habillé en Fubu, m'accueille chaleureusement à l'auberge de jeunesse. Après discussion, il me fera alors bénéficier d'un tarif réduit. Je m'installe, seule, dans un dortoir de six personnes. Seulement quatre touristes semblent s'être installés dans l'auberge...


A la découverte d'Ouro Preto à travers ses monuments historiques...

Je pars rapidement à la découverte d'Ouro Preto qui au premier coup d'oil me fait penser aux villages de Dordogne tels que Sarlat... Des églises baroques multiples sont jonchées sur des hauteurs, la ville ayant été construite sur des montagnes.

La région fut découverte au XVIème siècle et attira foule pour ses minerais. Dès 1698, elle fut considérée comme l'Eldorado de l'Amérique du Sud. Face à l'apport de richesse de son sous-sol, le roi Don Joa V instaura une sorte de taxe royale qui financera en partie la construction de Lisbonne puis la Révolution Industrielle britannique... C'est en 1711 que fut fondée Vila Rica de Ouro Preto.

En 1750, la ville comptait alors 110.000 personnes (dont la majorité d'esclaves) contre 50.000 à New York et 20.000 à Rio de Janeiro ! Furieux de l'impôt, les mineurs paulistes se rebellèrent sans succès contre les Portugais.
En 1789, les poètes Claudio Da Costa, Thomas Antonio Gonzaga et Joaquim Jose da Silva Xavier (surnommé Tiradentes pour ses capacités de dentiste...), inspirés de la Révolution française, complotèrent l'Inconfidencia Mineira ; rébellion qui n'aboutira pas et qui aura pour conséquence, l'exil de Gonzaga au Mozambique et l'emprisonnement de Da Costa. Tiradentes fut abandonné par ses amis, jeté au cachot sans procès pour trois ans, puis écartelé ! En 1721, la ville prit le nom définitif de Ouro Preto abritant le siège de l'Etat jusqu'en 1897. Belo Horizonte prit ensuite le relais. En 1933, la ville fut déclarée monument d'intérêt national et en 1988, classée Patrimoine culturel mondial par l'Unesco.

Les rues sont difficilement identifiables, n'ayant pour certaines aucun nom, pour d'autres deux noms différents... Je déjeune alors de feijaos (plat typique de haricots rouges, riz, viande) dans un petit restaurant local pour 1 euro !

Je pars ensuite à la visite des nombreux musées et églises. Tout d'abord la Matriz de NS do Pilar, église la plus riche du pays après celle de Sao Francisco de Salvador de Bahia, et contenant 434 kg d'or et d'argent ! Je visite ensuite l'Igleja SF de Paula sur les hauteurs de la ville et décorée à l'intérieur d'une mosaïque bleue.

J'entre alors dans la Casa del Contos : construite de 1782 à 1784 par un riche particulier responsable des impôts. Le bâtiment massif se compose de deux étages et d'un sous-sol riche en histoire. En 1789, endetté, le propriétaire loue une partie de la demeure à l'Etat. C'est là que vit se conspirer alors l'Inconfidencia Mineira. Suite à la rébellion, la Casa fut alors utilisée en tant que prison pour les conspirateurs arrêtés. Je découvre les cachots où Da Costa mourut, les archives des conspirateurs, les salles de réunions, une bibliothèque. C'est en 1973 que la Casa dos Contos fut restaurée en musée.

Je marche ensuite dans les rues animées de la ville et arrive alors face à NS Do Carmo, église construite de 1766 à 1772 et qui est le résultat de la collaboration de différents artistes. La façade est l'ouvre de l'Aleijadinho (Antonio Francisco Lisboa), sculpteur qui perdit l'usage de ses mains et de ses jambes à l'âge de trente ans, d'où son surnom signifiant "petit estropié". Son marteau et son ciseau fixés sur les bras, il réalisa des sculptures nombreuses de style baroque à rococo. Fils d'un architecte portugais et d'une esclave noire, né en 1730, il vécut 84 ans sans sortir de sa région. C'est en 1973 que l'Etat le déclara Patron des Arts brésiliens.

Je visite ensuite le musée de l'Inconfidencia, ancienne mairie et prison municipale de 1907 à 1937, construite au XIIIème et XIVème siècle et qui se situe sur la Plaza Tiradentes.

Soirée cosmopolite...

La nuit tombe alors que je rentre à l'auberge. Je retrouve alors Oz, et je le convaincs de faire avec moi le lendemain une randonnée à cheval jusqu'à la pierre d'Itacolomy. Nous allons ensuite tous deux dîner dans un restaurant au kilo avant de retrouver Fernando après son travail, devant quelques capirinhas... Sur le chemin du retour, un homme m'interpelle. Quelle n'est pas ma surprise : il s'agit de Martin, l'Allemand rencontré à Copacabana dix jours auparavant ! Nous nous donnons alors rendez-vous au lendemain soir pour passer la soirée ensemble. Avant de nous coucher, Fernando nous fait écouter quelques musiques brésiliennes...

Une journée de randonnée à cheval dans la Parque national d'Itacolomy...

Après un réveil matinal, nous partons, Oz et moi, en randonnée à cheval. Notre guide, Dany, un métisse de petite taille, menu et dynamique, est très attentionné et à l'écoute durant toute la promenade. Mon cheval Tipui est de couleur blanc gris. Pour cause de banditisme dans l'arrière pays, on nous déconseille l'apport de l'appareil photo. Nous nous éloignons tout d'abord de la vallée par des champs et pâturages très verts, puis grimpons des collines, passant d'un vallon à un autre, parfois au galop... Dans ces chemins mal tracés et de caillasses, les chevaux refuseront parfois d'avancer... Le Parc Itacolomy me rappelle nos Pyrénées, aux plantes basses sortes de garrigues, petits bosquets et roches éparpillées. Nous descendons plusieurs fois de cheval pour laisser avancer les canassons librement dans les chemins difficiles d'accès. Dany encourage alors les chevaux d'une voix douce... Oiseaux et insectes accompagnent le souffle des chevaux... Nous réalisons quelques courses de galop à travers les arbustes.
Finalement pour le dernier tronçon, nous finissons l'escalade à pied, laissant les chevaux sur une plate-forme d'herbes que deux locaux sympathiquement garderont un oeil pendant leur sieste...

Le Pic d'Itacolomy qui est situé à 18 km de la ville et à plus de 1.700 mètres d'altitude est maintenant à portée de main après trois heures trente de randonnée. Etonnement, vue à mi-hauteur, la roche a perdu son effet incliné. Assis sur le rocher voisin, nous admirons tout d'abord silencieusement le paysage qui s'offre à nous sur toute la vallée. Puis Dany, étudiant en écotourisme, nous expliquera qu'il vient lui-même d'une famille d'esclaves arrivée dans les années 1875. Afin de parfaire sa connaissance de la faune et de la flore, sa formation l'oblige périodiquement à changer de lieux au Brésil revenant tout juste d'une année de guide au Pantanal...

Nous dévalons ensuite la montagne et allons alors nous baigner dans une cachoeira, cascade naturelle quelques mètres plus bas. L'eau est glacée. Nous repartons ensuite sur le chemin d'Ouro Preto avec nos chevaux. Nous atteindrons la ville deux heures plus tard... Sur le chemin du retour, nous aurons le plaisir de découvrir chacun deux tics sur nos corps et n'avons alors qu'une envie : prendre une douche ! Devant notre auberge, nous remercions Dany pour son agréable présence et pour son savoir...


Un vendredi soir bien arrosé à Ouro Preto...

Après une bonne douche, Oz et moi allons dîner de poissons grillés avec grande faim. Puis, Oz prendra le bus pour Sao Paulo et je retrouverai Martin à peine une heure plus tard, me laissant alors peu de répit pour le repos.

Devant les deux premières bières dans un bar, nous nous remémorons les bons moments passés ensemble à Rio de Janeiro. Nous changerons trois fois de bars. mais pas de boissons. Dans le dernier bar, je rencontre deux femmes du dortoir voisin au mien, et nous poursuivons la nuit au capirinha. Tous ensemble, nous entrons dans une première discothèque dont l'ambiance nous fera tous les deux fuir. Sur la place Tiradentes, nous pénétrons dans une grande bâtisse où répète en public une école de samba pour le carnaval. Les locaux sourient en nous voyant essayer de les imiter dans leurs déhanchements !

A quatre heures du matin, un videur s'approchera de nous alors que nous sommes tranquillement debout sur un côté de la salle, et nous demandera de quitter les lieux immédiatement sans motif donné : est-ce le fait que nous soyons les seuls touristes apparents? On nous expliquera le lendemain que si des locaux sont jaloux ou envieux d'une personne (surtout étrangère), leur regard devient insistant et, par sécurité le videur préfère expulser la personne concernée. Etrange ? Notre soirée prend donc fin subitement, et nous nous décidons de nous retrouver le lendemain afin de poursuivre la visite de la ville ensemble.

Et un samedi gris.

Je me réveille le lendemain midi avec un fort mal de tête et des haut-le-cour, réalisant rapidement l'abus d'alcool de la veille. Patraque, je rejoins tout de même Martin à sa pousada. Le temps est maussade, c'est décidément une journée à ne rien faire. Nous passerons alors la plupart du temps à discuter dans les hamacs du patio intérieur, aspirine à l'appui... Dans l'après-midi, nous nous installons à une terrasse de café pour déjeuner avec un londonien rencontré à la pousada, mais mon corps refusera toute alimentation. Je quitte alors mes compagnons pour retrouver mon lit.

Dans la soirée, Martin passe me prendre à l'auberge de jeunesse pour aller dîner de spécialités locales dans un restaurant "guindé" mais à prix pourtant raisonnable !

A 23h00, les rues sont désertes ce samedi soir et Martin, gentleman, me raccompagnera à la porte de mon auberge.

A la découverte de sites historiques avec Martin.

Le lendemain matin, je fais quelques abdominaux et pompes avant que Martin me rejoigne pour poursuivre la visite des monuments historiques.

Nous marchons un long moment dans les rues pavées très pentues afin d'accéder à l'Igreja de Santa Efigencia dos Pretos et la Capela do Padre Faria. Sur le chemin, nous passons devant l'Oratorio Vira Suia datant du XVIIIème siècle et ayant pour but à l'époque de faire fuir les fantômes-brigands qui pillaient les passants de leur sac d'or. L'oratoire ressemble à une église miniature positionnée sur un mur et comprenant une statue du Christ visible par une façade vitrée, ainsi qu'une croix sur le toit.

Puis, un jeune homme proposera ses services de guide dans la découverte de l'église de Santa Efigencia dos Pretos ; Construite en 1740 par les esclaves noirs, elle est dédiée à la reine de Nubie. Deux Saints noirs sont représentés ! C'est ici que les esclaves venaient demander la protection de Dieu pour leur travail dans les mines. Eglise riche en peinture et pauvre en or, on y retrouve la trace d'Aleijadinho. Le guide nous propose alors de visiter une mine d'or située dans la même rue. Nous refusons d'abord puis pensons que notre acceptation pourra être un moyen d'aider financièrement ce jeune homme agréable. La mine est un couloir long de 137 mètres. Il était rare que les esclaves dépassent les sept ans de survie. Nous pouvons observer à l'oil nu les grains d'or brillants et les lamelles de fer au sol et sur les parois du tunnel. Nous remercions notre guide et lui donnons quelques reals avant de rejoindre la Capela do Padre Faria. Plus ancien lieu de culte de la ville, elle date de 1703 ; Devant la chapelle, une croix à trois branches représente le pouvoir temporel, spirituel et matériel du pape. La cloche de la chapelle retentit lorsqu'en 1792 le corps de Tiradentes fut ramené à Rio et aussi lors de l'inauguration de la nouvelle capitale Brasilia!

Après cette visite très instructive, nous déjeunons dans un snack local. De retour sur la place du marché, je rentre dans un magasin artisanal pour acheter une peinture sur bois de madère recyclé représentant un perroquet coloré, vu quelques jours plus tôt. Martin me dira par la suite qu'il a été étonne de ma négociation du prix !

Nous poursuivons par le musée de Minerais, plus connu sous le nom de Escula de Minas, relatant de l'évolution de la technologie et de la science avec une petite exposition de minerais. Les musées fermant leur porte à 17h00, nous décidons de faire une halte sucrerie.

Nous nous quittons ensuite pour faire nos sacs et prendre nos billets de bus, chacun partant dans des directions opposées le lendemain matin.

Dernière soirée avec Martin.

Le soir, sur une terrasse de café, des locaux dansent la samba devant un orchestre et nous nous joignons à eux. Nous finirons à 1h du matin devant une pizza où un guitariste en solo animera la salle. A la fermeture du restaurant, Martin me raccompagne à nouveau à l'auberge de jeunesse et après deux heures de bavardages à voix basse, nous nous souhaitons le meilleur pour la suite de notre voyage respectif.

Je quitte Ouro Preto pour Tiradentes...
Le réveil ne sonnera pas à 6h00, mais inconsciemment, je réagis. J'attrape un mini bus par chance à 6h30 pour rejoindre le terminal de bus sur la hauteur de la ville. Le bus au trois-quarts vide part tout de même, et j'aperçois alors deux Français croisés de nombreuses fois dans les rues d'Ouro Preto.

Après quatre heures de bus sur une route sinueuse et bosselée à travers vallées vertes et touffues, nous atteignons Sap Joao del Rei, lieu de transit pour Tiradentes. C'est d'apparence, une ville grise aux habitations en briques non recouvertes et chargées d'immeubles. A première vue, aucun attrait pour le voyageur même si j'ai pu lire quelques monuments historiques existants.

Au terminal, je m'empresse donc de prendre un nouveau billet pour Tiradentes, petit village situé à 10 kilomètres de là, et qui est le but de ma visite. Dans l'attente du bus, je discuterai avec Amélie et Mike, les deux Français. Ils réalisent aussi un tour du monde dans le sens inverse au nôtre et reviennent fraîchement d'Asie. C'est ensemble que nous regagnons Tiradentes. Le bus s'arrêtera de nombreuses fois sur la route pour prendre des locaux. Le paysage déjà très vallonné forme désormais une muraille de montagnes au loin. En contrebas de celle-ci, des pâturages s'étendent, la forêt s'agrippe aux coteaux, le vent domine. La nature encercle le village de Tiradentes.

A Tiradentes, nous choisirons la même guesthouse, tellement déserte que nous la croirons au premier coup d'oil fermée. Nous serons les seuls à dormir ici (ce n'est pas la saison touristique), et comme ces derniers jours, je serai seule à dormir dans un dortoir.

A la découverte de Tiradentes.
Ce petit bourg de 4.000 habitants environ semble avoir trouvé son origine à l'époque de la ruée vers l'or. Du fait de ses sites coloniaux très bien conservés et de sa localisation en bas des montagnes de la Serra de Sao José, Tiradentes est aujourd'hui le lieu de vacances des Brésiliens aisés. Ce bourg fut baptisé Tiradentes en l'honneur du héros martyr de l'Inconfidencia né dans une ferme voisine.

Le ciel est gris, nuageux. Je quitte Amélie et Mike pour entamer une visite du village avant de les retrouver en soirée.

Les rues piétonnes faites de pierres non taillées nécessitent que l'on prenne attention à chaque pas. Les rues du "centre" sont remplies de petits magasins d'artisanat, antiquaires et artistes. Ces échoppes tellement nombreuses dénaturalisent hélas une partie de ce beau bourg historique. Les restaurants eux aussi abondent. Pourtant, je ne vois que peu de visiteurs dans les rues.

Je m'éloigne alors du centre et rejoins la Chafariz de Sao José, fontaine datant de 1749 et composée d'un bac pour boire, d'un lavoir et d'un abreuvoir pour chevaux. Les trois filets d'eau sont acheminés par un vieil aqueduc en pierre. Je prends le temps dans ce cadre agréable de déjeuner d'un sandwich et d'une agua de coco, ma boisson préférée du pays. Mais le temps se chargeant de plus en plus, je dois reprendre le pas pour gagner les nombreuses églises. Par une rue pentue, j'atteins l'Igleja Matriz de Santo Antonio, impressionnant église qui se dresse sur la colline du village, semblant par sa position en hauteur vouloir rivaliser avec la chaîne de montagnes face à elle. Consacrée au saint Patron de la ville, elle fut entreprise en 1710 sur l'emplacement d'une plus ancienne église. Sa couleur jaune et ses contours ocres ont été restaurés en 1983. Située dans un jardin vert et parmi des palmiers, une croix en bois bordeaux et un cadran solaire la précède en alignement, renforçant ainsi le charme de ce site. L'Aleijadinho a réalisé deux des clochers. A l'intérieur des couleurs or et pastel se côtoient. Un superbe orgue fut acheminé du Portugal en 1798. L'église est dite l'une des plus belle du Brésil ; c'est en tout cas la plus belle de toutes celles que j'ai pu visiter jusqu'ici (et pourtant, celles d'Ouro Preto étaient superbes.)

Sous la pluie et l'orage, je me dirige vers l'Igleja Do Santissima Trinidad datant de 1810, simple et peu surchargée à l'intérieur, contrastant ainsi avec les églises coloniales de l'époque. Un peu plus proche du centre, l'Igleja NS Rosario dos Pretos de 1708, toute de pierre, renferme des saints noirs.

Sous l'averse, j'arpente alors les rues pour rejoindre le Museu do Padre Toledo, et les locaux à leur fenêtre commencent à afficher un visage de pitié en me voyant marcher sous ces trombes d'eau. il est temps de courir !

Ce musée fut le lieu où vécut Pablo Toledo, héros lui aussi de l'Inconfidencia. C'est ici que s'est déroulée la première réunion des Inconfidentes. On peut y admirer des plafonds peints avec style, 18 salles et une prison souterraine.

L'orage sévissant toujours, et ayant parcouru les principaux sites historiques de Tiradentes, je regagne la guesthouse..

Dans la journée et à plusieurs reprises, je tenterai de contacter la compagnie aérienne Qantas afin de confirmer le vol pour la Nouvelle-Zélande. Finalement, un opérateur m'affirme que nous ne sommes pas sur les listes du départ de samedi prochain et me conseille d'aller au plus tôt dans une agence locale afin de régler le problème. ce n'est pas dans ce petit bourg que je vais trouver une solution !

Unique soirée à Tiradentes : elle se veut française.
A 20h00, je retrouve Amélie et Mike et nous partons dîner. Dehors, l'air frais nous surprend. le calme aussi. Nous bavarderons tous trois autour de beignets de morues, boudin noir local et d'une bonne bière dans un pub-resto. Après quelques conversations avec les locaux, la fermeture du bar nous pousse à regagner nos pénates. Nous nous donnons rendez-vous au petit déjeuner le lendemain pour une éventuelle randonnée au pied de la chaîne de montagnes.

Départ précipité pour Rio de Janeiro
Au petit matin, après réflexion (la nuit ne porte-t-elle pas conseil ?), je décide de rejoindre par le premier bus, Rio de Janeiro afin de résoudre notre problème de vol sur la Nouvelle-Zélande. Ma visite à Tiradentes doit être écourtée ! J'informe Amélie et Mike pendant un appétissant petit déjeuner, de mon départ précipité pour Rio de Janeiro. Nous nous quittons en nous donnant rendez-vous sur Paris en septembre, date de nos retours mutuels.

Au terminal de bus, j'arrive en retard pour le premier départ et devrais attendre deux heures avant enfin de pouvoir m'installer confortablement pour 5h30 de trajet. Après chaque pause, le chauffeur, tel un père, prend soin de vérifier que je suis bien à ma place. Un homme un peu étrange étant assis à proximité, le chauffeur me précise qu'il va le surveiller. A notre arrivée à Rio, je remercierai ce bon "père" de son attention et de sa gentillesse.

De retour chez les cariocas.
Il est 17h30 ce mardi lorsque nous arrivons à Rio de Janeiro et je m'empresse de prendre un bus de ville pour regagner Copacabana et la guesthouse quittée quelques semaines plus tôt. Cette fois-ci, dans mon dortoir, je serai en compagnie d'Australiennes, Norvégiennes et Anglaises.qui chaque matin reviendront d'une nuit de samba bien imbibée.

Au matin, j'attendrai un bus, deux heures durant, sur l'Avenida Atlantica et sous la chaleur. Je ferai alors connaissance avec Josefina une institutrice de Santiago de Chili en vacances. Nous ferons ensemble le trajet jusqu'à l'aéroport avec une heure de bouchons.

De là, je me présente à l'agence Lan Chile, associée à Qantas, qui me précise que seul Qantas peut gérer ce problème de réservation. N'ayant pas d'agence au plus près, c'est par téléphone que je dois contacter Qantas qui ne parle pas anglais. mais portugais ou espagnol.en vain, aucun interlocuteur tout au long de la journée.
A 18h, désabusée, un footing s'impose pour oublier une journée sans succès.

Mercredi : Allo Qantas ??
Nouvelle journée qui s'annonce administrative : j'appelle Qantas de Buenos Aires puis de Sao Paulo. et aucun interlocuteur ne trouve de solution pour notre vol " effacé " de Santiago sur Auckland. On m'annonce : "Aucune place disponible sous quinze jours". Seule solution, faire intervenir notre agence tour du monde à Paris. J'écris aussi par hasard au webmaster du site d'Internet de Qantas. Après l'envoi des mails, un peu de répit sur la plage de Copacabana est bien mérité !

Jeudi : Coupe du monde Soccer beach (France - Japon : 7-2 !)
A 16h00, j'assiste à la coupe du monde du Soccer Beach sur la plage. Les tribunes sont quasi complètes et je me faufile pour soutenir l'équipe de France qui gagnera alors 7-2 contre le Japon. A ma surprise, Cantona est sur le terrain ! Se présente alors l'Uruguay contre le Portugal avant que le Brésil n'entre en jeu.C'est alors la hola générale, acclamations de toutes parts. Les corps dans les tribunes se mettent au rythme de la samba. Dehors, une foule est bloquée à l'entrée attendant patiemment son tour.

Je quitte les tribunes vers 20h00 pour finir la soirée à marcher le long de la plage, puis à la guesthouse.

Vendredi : vol ou pas vol au samedi ????
J'attends impatiemment la réponse de Connaisseurs du Voyage, notre agence de Paris et de Qantas On Line. Ma persévérance sera récompensée puisque enfin, Qantas m'envoie le numéro de notre réservation. comme par magie, mais je suppose suite à l'intervention de notre agence parisienne, notre réservation a réapparu ! Soulagée, j'envoie un mail à Yann l'informant de nos retrouvailles au lendemain à Santiago pour nous envoler vers Auckland !
Après une semaine d'interventions, c'est à la veille d'un supposé départ que nous avons confirmation de notre vol .!!

La journée s'annonce belle ! Derniers moments sur la plage, dernières dégustation de sucos, d'agua de coco et de cerveza. Je passerai l'après midi à discuter avec un jeune carioca ayant choisi d'habiter dans un appartement entassé avec plusieurs autres jeunes au lieu de rester dans une "maison" de la favela voisine, plus spacieuse mais difficilement avouable dans le monde professionnel.

Ma dernière soirée à Copacabana se veut tranquille, promenade le long de l'océan, dans les ruelles, puis repos à la guesthouse.

Mes retrouvailles avec Yann à l'aéroport de Santiago de Chile.
A l'aéroport de Rio de Janeiro, j'apprends que le vol pour Santiago prévu à 14h30 est repoussé à 18h30 ! Le doute s'installe : aurais-je le temps d'avoir la correspondance pour Auckland à Santiago ? Décidément, l'histoire n'est pas finie !!

A l'enregistrement des bagages, le guichetier refuse d'inscrire ceux-ci en correspondance directe Santiago - Auckland et je devrai faire intervenir un manager afin qu'il enregistre mes bagages sans que j'aie à les prendre en charge à Santiago ! Du fait du report d'horaire, j'ai droit à un superbe restaurant offert par la compagnie aérienne, avec service à volonté. J'en profite ! A 18h30. Lan Chile demande de nouveau aux voyageurs de patienter, le vol n'étant pas confirmé, sans plus d'indications. Finalement, nous partirons à temps pour atterrir à Santiago à 23h00. J'ai juste le temps de retrouver Yann avant l'embarquement pour Auckland !


C'est avec émotion que nous nous sautons dans les bras et Yann m'offrira alors une bonne bière bienvenue ! A nos côtés au bar, le chanteur d'INXX qui prend le même vol que nous !! Yann en profitera pour lui demander du feu !
Nous embarquons pour douze heures de vol, ce qui est assez court comparé aux longues heures passées dans les bus sud-américains. Sur nos sièges dans l'avion, des petits écrans nous permettent de sélectionner jeux vidéo, films et cd de musique. Nous laisserons le décalage horaire intervenir lors de notre survol des terres et océans.

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Suite du voyageNOUVELLE ZELANDE

SUITE DU VOYAGE

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LES LIENS PRATIQUES : KENYA
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