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CAPITALE : QUITO

LANGUE : ESPAGNOL

RELIGION : CATHOLICISME

POPULATION : 12,2 M

SUPERFICIE : 270 600 Km²

CARNET DE VOYAGE EN EQUATEUR
(8ème étape)

 
De part et d’autre de la ligne mythique qui lui a donné son nom, l’Équateur offre des paysages naturels d’une grande diversité.
La cordillère des Andes dresse ses pics et ses volcans aux neiges éternelles (Cotopaxi,Chimborazo..).
Les plus grandes réussites de l’artisanat indien d’Amérique latine sont ici.
L’Équateur est un petit condensé de ce que l’on peut voir en Amérique du Sud.

ITINERAIRE (15 jours) : Quito - Otavalo - Latacunga - Cotopaxi - Banos - Riobamba - Alausi - Cuenca - Guayaquil - Playas - Huaquillas

"MER ET MONTAGNE"

Banos

Au matin, alors que nous prenons notre petit-déjeuner dans un café de 10 m2, nous conversons avec le propriétaire qui nous propose tout d'abord une cigarette, et qui ensuite nous raconte sa vie de musicien-chanteur : il s'est ainsi produit en Europe et en Amérique du Nord avant de s'installer dans cette petite ville où vit sa femme.

Ainsi, perdus dans une ruelle au fin fond d'une petite ville d'Equateur, les instants passés à écouter la vie d'une personne prennent alors une autre dimension. Nos sacs sur le dos, nous atteignons le terminal terrestre. De là, nous prenons un bus pour Baños, un peu plus au sud. A chaque arrêt, par la fenêtre, nous jetons un oeil sur la soute à bagages, les vols étant monnaie courante.

A Baños, un jeune Equatorien nous propose un hôtel bon marché " Parque Central " sur la place centrale ; nous le suivons. Ainsi nous passerons deux nuits dans une chambre d'hôtel humide où quelques insectes importunerons Céline dans son sommeil..Nous partons découvrir cette ville apparemment touristique de 12 000 habitants, située à 1 810 mètres d'altitude. Le ciel couvert nous dissuadera d'aller à la Piscine de la Viergen, source naturelle chaude.Nous nous rendons sur les lieux sans pour autant nous y baigner. Nous visitons la Basilique où une fontaine est reliée à la source de la Vierge. Comme à Lourdes, les Equatoriens aspergent d'eau la partie souffrante de leur corps. Nous en ferons de même!

Dans les ruelles, nous goûtons à la guimauve, spécialité locale qui est fabriquée à l'entrée de sortes d'épiceries par des personnes qui étirent une pâte élastique accrochée à un clou sur le mur extérieur. Le soir, nous nous attablons dans un restaurant français où le propriétaire d'origine mâconnaise nous accueille. Le repas est très raffiné et nous apprécions ce retour à notre terroir !

En fin de repas, nous discuterons avec le propriétaire des élections, un discours politique animant la place centrale alors que le pays est en pleine période électorale. Ainsi, nous apprenons que Jacques Chirac a annulé sa visite l'an dernier compte tenu du contexte politique actuel. Suite à une affaire de corruption, certains membres du gouvernement ont fui aux Etats Unis et un chef d'état "intérimaire" est actuellement au pouvoir en attendant les élections de cette fin octobre 2002.

Le lendemain matin, Estelle, malade, passera à la pharmacie et obtiendra sans ordonnance, des antibiotiques vendus à l'unité. Puis, nous louons des VTT pour visiter la vallée et atteindre San Francisco, petit village situé à plus de 30 kilomètres. "La dramatique descente", ainsi appelée de part sa forte pente sinueuse à travers la Cordillère des Andes, porte bien son nom ! Sur cette route poussiéreuse, nous serons vite blanchis, surtout lorsqu'un camion nous dépasse. Dans le noir, nous traversons un tunnel sans visibilité et sans éclairage avec juste une lueur estompée indiquant au loin la sortie. Heureusement, aucun véhicule ne pénètrera dans ce tunnel au même instant. Pendant une heure, nous resterons bloqués suite à des travaux à l'entrée d'un autre tunnel. Dans cette attente, nous rencontrerons Marc, un anglais qui poursuivra le chemin avec nous.
Sur notre route, nous apercevrons de nombreuses petites cascades d'eau.

Nous nous rendons dans la plus fameuse qui est "El Pailon del Diablo" dans la région de Rio Verde, où il nous faudra laisser nos vélos et descendre le coteau à pied pour l'atteindre. Impressionnante par sa puissance, elle transforme le réservoir d'eau en contrebas en une multitude de gerbes d'écume blanche. Puis, nous rejoignons une habitation en bois, perdue dans une sorte de jungle colorée. Nous prenons un rafraîchissement dans ce cadre exotique, étalés dans des hamacs.

Après avoir récupéré nos vélos, nous poursuivons notre route jusqu'à dépasser San Francisco. Dans un petit village, nous prendrons une boisson sur le trottoir, guettant le passage d'un bus pour revenir à Baños.

Les vélos sur le toit, le bus roule à vitesse importante sur cette route aux allures de piste. A nouveau, nous restons bloqués par les travaux de voirie, mais cette fois-ci de nuit.

Pendant cet arrêt, nous rencontrons un couple d'Allemands, Bjorn et Franzisca : ayant débuté leur voyage aux mêmes dates que nous mais de Québec, ils rejoignent le Brésil pour leur dernier pays. A Baños, nous dînerons ensemble dans un restaurant italien et assisterons à nouveau à une manifestation électorale.

Le lendemain matin, nous accompagnons Céline qui part faire une demi-journée de rafting sur le Rio Patate, avec Bjorn, Franzisca, et l'Israélien Haggai que nous avons croisé par hasard la veille. Quant à nous, nous nous installons dans le parc central afin de terminer la rédaction de l'article sur l'Afrique du Sud.

L'après-midi, avec Céline, nous déambulons dans les rues de Baños et assistons à une procession où une statue d'une sainte locale, portée par les habitants, est installée sur un trône. Ce rituel précède une course cycliste dans les rues de la ville.

Rio Bamba

En fin de journée, nous retrouvons Bjorn et Franzisca pour partir tous ensemble à Rio Bamba, 50 kilomètres plus au sud. Pendant le trajet, et comme souvent, nous croisons les doigts, notre chauffeur ayant décidé de faire une course avec un autre bus sur les hauteurs de la Cordillère des Andes. Nous arrivons ballottés à Rio Bamba ! Nous cherchons un hôtel proche de la gare du fameux train jaune et rouge qui nous mènera à Alausi sur des versants vertigineux en passant par la terrible montagne "El Nariz del Diablo".


Le réveil étant à 04h30 afin de réserver les billets dès l'ouverture de la gare, Céline et Estelle fatiguées, commenceront leur nuit alors que Yann, Bjorn et Franzisca iront dîner. Au snack, Bjorn et Yann se réjouiront d'assister en direct à la télévision à la rencontre de football Manchester-Everton.
A l'aube, nous sommes effectivement les premiers en gare. Il est 05h00 et les loueurs de coussins postés à l'entrée nous apprennent que l'ouverture est à 06h00. Nous retournons donc nous coucher et revenons cette fois-ci, nos sacs sur le dos, une heure plus tard.

Le caissier arrive dans les mêmes temps. Son bureau est archaïque et il remplit les billets à l'aide d'une vieille machine à écrire, en saisissant les informations de notre passeport. Cela nous rappelle l'attente dans nos préfectures ! .


Cette gare qui n'a qu'une voie est le point de départ de la ligne, en plein centre de la ville. Les touristes se font de plus en plus nombreux derrière nous. Comme se veut l'habitude, nous grimpons sur le toit déjà bien chargé de touristes afin de contempler au mieux le paysage qui va suivre alors que les compartiments restent vides. Nous passons à travers la ville sur cette voie ferrée qui semble invisible au sol. Le train, avec ses touristes perchés, semble être l'attraction et les salutations ne manquent pas de part et d'autre lors de notre passage aux abords des maisons et aux croisements des routes. Nous quittons Rio Bamba au sifflet grave de la locomotive. Une personne des chemins de fer se tient debout sur le toit, surveillant nos rares déplacements. La locomotive crache sa fumée à travers la vallée. Nous sillonnons des versants de plus en plus abruptes où le vide nous fait reculer vers la partie centrale du toit.

Au fond de ces précipices, nous apercevons les riches vallées aux cultures variées et colorées où les animaux paissent en toute tranquillité.

Lorsque nous nous trouvons à proximité de villages, la population est plus authentique que jamais, habillée de tissus colorés vifs et coiffée de chapeaux. Nous sommes comme au cinéma avec les paysages qui défilent. Parfois le film s'interrompt momentanément, moutons, vaches ou cochons se retrouvant sur la voie ferrée quand ils ne sont pas attachés à une corde.

Alausi

Au bout de quatre heures, nous pénétrons dans le village d'Alausi et le train emprunte l'avenue principale en longeant les habitations et nous laissant ainsi apercevoir l'intérieur de celles-ci. Une pause rapide permettra à d'autres voyageurs de nous rejoindre pour faire l'attraction à sensation : "El Nariz del Diablo", un mont élevé, isolé des autres montagnes où le train slalomera sur un de ses versants.

Sur ce parcours, seuls les contrôleurs et vendeurs de bonbons, beignets, boissons, oserons s'aventurer debout sur le toit. Ils s'agripperont tous les deux mètres à la main d'un touriste, sans crainte apparente. Un jeune enfant vendant des bonbons s'assiéra aux côtés de Yann, ne préférant pas déambuler durant cette descente. Une fois atteint la base de cette montagne, tel un manège, nous refaisons le même parcours afin de revenir à Alausí.

Compte tenu du très peu d'activité à Alausí, nous décidons tous les trois de prendre immédiatement un bus pour Cuenca, 100 kilomètres au sud, alors que Bjorn et Francisca, fatigués et malades, se poseront dans un hôtel de la ville. Sur la route, les panoramas sont nombreux, les précipices aussi et nous redoutons les dépassements sur les flancs montagneux.

Cuenca

Au lendemain matin, nous découvrons Cuenca, ville fondée en 1557 par les Espagnols, ainsi que ses nombreuses églises datant du 16e et 17e siècle. Nous visitons le musée des Aborigènes où 5 000 pièces archéologiques sont représentées dans un lieu très bien décoré. On peut y voir notamment des têtes humaines réduites.

Nous partons ensuite à la recherche d'une randonnée à cheval. On nous dirigera alors vers l'Organisation Médecins du Monde, qui semble proposer cette activité. Là, une Française, Justine, nous accueille et nous précise que les randonnées n'ont lieu que le mercredi. Aussi, nous nous installons pour un thé. Céline et Estelle discuteront un long moment avec Justine alors que Yann ira chercher un livre. Puis, les filles iront se promener le long du Rio Tomebamba avant de retrouver Yann, Bjorn et Franzisca dans un cybercafé.


Dans un restaurant allemand nous mangeons avec Erwan, un Français, puis nous finissons la soirée dans un club voisin où se produit un groupe local de jeunes musiciens. Céline et Estelle se feront inviter par deux Equatoriens de petite taille... On discute, on boit, on danse jusqu'à trois heures trente du matin, heure de fermeture.

Avant de partir, Frederico, un gérant en assurance, éméché, s'assiéra près des femmes et nous proposera une randonnée à cheval au départ de son ranch pour le lendemain matin. Lorsqu'il s'agira de fixer un rendez-vous, il esquivera en prétendant que le ranch est trop éloigné de la ville...

Dans la rue, au détour d'une ruelle, Frederico en voiture et accompagné d'un ami, dans une voiture, retrouvera notre trace et montera le son de son autoradio ! tenace l'équatorien !

Le lendemain après-midi, après un réveil difficile, nous quittons Bjorn et Francisca pour Guayaquil, distant de 350 kilomètres plus à l'ouest.

Le bus longe de nouveau les flancs des montagnes et nous permet d'admirer le contrebas qui est rempli d'une mer de nuages. Dans cette descente de 2 500 mètres d'altitude, nous traversons finalement cette masse brumeuse pour en ressortir de nuit sur des reliefs nettement plus plats.

Guayaquil

Arrivant à Guayaquil à 20h20, nous apprendrons que le bus pour Playas, village sur la côte Pacifique, est parti dix minutes auparavant. Nous hésitons à dormir dans le terminal de bus dans l'attente du premier bus le lendemain matin ou alors rejoindre le centre ville et rechercher un hôtel.

De nombreux vigiles armés se promènent dans le terminal terrestre, nous confirmant l'image réputée dangereuse de cette ville. Nous dégotons alors un hôtel sans luxe mais propre et peu cher où un jeune à l'extérieur, échange de la drogue devant nous.

Playas

A 08h00 le lendemain matin, un bus local nous conduit à Playas. A 10h30, nous voilà à Playas, petite ville de pêcheurs où nous ne croisons que des touristes Equatoriens. Les touristes étrangers auront sûrement préféré Salinas, petit Saint-Tropez de la côte...

Nous passons l'après-midi à nous relaxer sur la plage où de forts rouleaux rythment la côte. Le soir, nous dégustons les spécialités locales de poissons accompagnées d'un vin. d'Alsace !
Nous déambulons ensuite dans les rues qui commencent à s'animer. Nous pénétrons dans une enceinte où se déroule un jeu collectif avec un public libre de participer sur la scène aux animations...

Puis plus loin, un autre spectacle a lieu : cela semble être une élection de miss. Celles-ci sont en pleine épreuve de danses. La ville est maintenant bien animée en ce samedi soir.
Nous trouvons une petite salle dansante au rythme sud-américain où une vingtaine de personnes se déhanchent. Nous en profitons pour prendre une bouteille de piña colada. Nous aurons à peine le temps de goûter à ce cocktail car le rythme nous appellera alors sur la piste...

A la fermeture, nous rattrapons d'autres musiques plus européanisées, quelques rues plus loin. Nous faisons également la fermeture et sortons vers 04h00 du matin : il fait bon dehors avec un air frais venant de la mer. A Paris, c'est dimanche et il est 11h00 !

Le lendemain matin, avant de reprendre un bus pour Guayaquil, nous achetons quelques CD typiques tels que Bacilos...

Arrivés à Guayaquil, nous passons les derniers instants avec Céline qui, après ces quinze jours agréables passés ensemble, s'envole pour Paris...

A nouveau seuls, nous nous dirigeons alors au terminal terrestre afin de rejoindre Huaquillas, petite ville près de la frontière avec le Pérou.

De nuit, sur le trajet, des policiers stoppent le bus et demandent à tous les hommes de descendre pour une fouille au corps...Puis quelques kilomètres plus loin, deux hommes avec le visage en sang pénètrent dans le bus suite à un accident de voiture. Le chauffeur les déposera au prochain village où ils tituberont malgré l'aide des habitants. Nous ne sommes pas plus rassurés que cela, d'autant plus que le chauffeur poursuit sa course effrénée dans la nuit.

Huaquillas

A Huaquillas, on aperçoit le panneau de la frontière, mais celle-ci étant fermée à cette heure tardive, nous recherchons avec l'aide d'un passager local, un hôtel à proximité. L'hôtel trouvé est à première vue correct. L'homme à l'accueil est à moitié endormi vue l'heure tardive, mais commence tout de même à nous questionner sur notre vie en nous demandant même si nous ne sommes pas catholiques ?!
Yann lui montrera alors la croix de Triskel en lui disant que c'est une nouvelle religion !! Surpris, notre homme abandonnera ses interrogations.

La chambre est humide, sans eau, et les moustiquaires trouées permettent aux moustiques de nous tenir compagnie pendant la nuit...Le lendemain matin, nous passons la frontière en taxi. Nous nous remémorons alors les bons moments passés avec Céline.

Ce voyage à trois fut une expérience plaisante et intéressante. La pointe de déception du Cotopaxi nous motive à réitérer l'ascension d'un sommet pendant ce tour du monde...

Afin que Céline puisse profiter au maximum de ce pays, nous nous sommes efforcés de découvrir le maximum en quinze jours, ce qui fut assez physique avec peu de repos !

Aussi, pour ce premier pays d'Amérique du Sud, Estelle, grippée, aura du mal à réaliser qu'elle a mis pied sur de nouvelles terres malgré toutes les différences présentes... Quant a Yann, il est tout simplement ravi d'être sur ce continent qui lui tient tant à cour.

Nous espérons bien revoir Bjorn et Franzisca au Pérou pour, tous ensemble, aller à la recherche d'une cité Inca récemment découverte...

Estelle&Yann

Vous avez apprécié ce carnet ? merci...

PEROU

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