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CAPITALE : LIMA

LANGUE : ESPAGNOL ET QUESHUA

RELIGION : CATHOLICISME

POPULATION : 26,1 M

SUPERFICIE : 1 285 000 Km

PEROU
(9ème étape)


Il y a un demi millénaire, la plus brillante des civilisations indiennes d’Amérique du Sud, celle des Incas, s’épanouissait sur le territoire actuel du Pérou, laissant derrière elle un patrimoine unique. En outre, son environnement montagneux attire les randonneurs dans des paysages dignes de l’Himalaya

ITINERAIRE (15 jours) : Tumbes - Lima - Arequipa - Cuzco - Choquequirao - Puno

"A LA RECHERCHE DE LA CITE PERDUE....."

 

Choquequirao

 

1911 : l'Américain Irma Bing Ham découvre le fameux site inca du Machu Picchu. C'est aujourd'hui le site le plus visité d'Amérique du Sud.

 

1960 : découverte du site inca de Chiquequirao dans la vallée de Vilcabamba. Choquequirao aurait été le lieu où se seraient réfugiés les derniers Incas résistant aux Espagnols.

 

Durant ce mois passé en Amérique du Sud, nous avons eu confirmation de l'existence d'un nouveau site inca récemment découvert et toujours enfoui dans le district de Santa Teresa près de Cuzco au Pérou.

A notre arrivée à Cuzco, ville de départ des treks, nous allons à la quête de plus d'informations. Sur une dizaine d'agences organisant des treks, une seule nous proposera une prestation en nous présentant une carte grossièrement dessinée à la main et représentant d'une façon basique l'itinéraire pour atteindre ce nouveau site. Ainsi, nous avons la preuve papier que le site de Choquequirao existe bien !

Nous mesurons également la popularité du Machu Picchu qui fait vivre à lui seul toutes les agences de Cuzco.

Prenant conscience de notre chance, avec cette carte aux trésors entre les mains, nous analysons la difficulté technique du parcours qui n'est pas négligeable. En effet : 60 kilomètres de marche à pied aller et retour, plus de 3 000 mètres de dénivelés et des cols à 3 200  mètres. Toutefois, l'authenticité de ce trek avec au final ce nouvel héritage des Incas nous motive. Après discussion avec Bjorn et Franzisca, deux allemands rencontrés en Equateur et nous ayant rejoints à Cuzco, nous décidons d'aller louer l'équipement et l'alimentation nécessaires aux quatre jours de trek. Nous négocierons par la suite la course en taxi pour atteindre le village de Cachora, point de départ de notre trek.

Le soir, attablés devant un repas péruvien copieux, nous discutons autour de cette carte, excités à l'idée de l'aventure qui nous attend.

 

A 6h00 le lendemain matin, le taxi, ponctuel, est posté devant notre hôtel. Il nous faudra cinq heures pour rejoindre Cachora. A travers les montagnes, nous longeons les précipices vertigineux, croisons des locaux avec leur lama et apercevons régulièrement des sommets enneigés à plus de 5 000 mètres. Nous atteignons le village de Cachora, perdu dans les montagnes et démuni de toutes sortes de services touristiques. A ce moment là, nous doutons encore de la véracité des informations. Notre curiosité en est d'autant plus stimulée.

Au village, nous refuserons la proposition d'un local pour être notre guide et de sa mule pour notre chargement.

 

A midi, les sacs sur le dos, nous débutons notre marche à l'autre extrémité du village qui donne sur une vallée verte et riche en végétation. Nous traverserons des champs cultivés ( blé, avoine, quinoa, quiwicha...) où le propriétaire nous indiquera un raccourci pour rejoindre le flanc de la montagne où se trouve notre chemin. Nous insisterons sur la destination, doutant encore de la connaissance de ce site par les locaux. Allant couper du bois, il nous accompagnera un bout de chemin. A notre séparation, nous ressentirons la satisfaction qu'il a éprouvée de nous avoir servi de guide durant un court instant sur ses terres...

Nous avançons sur ce sentier incliné qui nous permet de rejoindre le chemin indiqué sur la carte, plus en aval. Durant cette montée, nous nous interrogeons sur la nécessité d'une mule pour ce trek...  Une fois parvenus sur le flanc de la montagne, nous poursuivons notre marche sur un chemin rougeâtre incliné. Les odeurs de plantes, comme celle de l'anis, stimulent notre avancée. Nous sommes effectivement très proches de Curahuasi, capitale de l'anis !

De part notre position en hauteur, nous apercevons le canyon Apurimac sur lequel nous nous dirigeons. Nous surplombons des pâturages qui, par leurs couleurs multiples, donnent l'impression d'un vaste patchwork.

Nous laisserons la priorité à deux muletiers, montés sur leur bête, en nous serrant contre la paroi. Quelques temps plus tard, nous serons forcés de nous rapprocher du précipice, un éboulement ayant réduit le passage. Les pâturages ont désormais fait place au canyon et à l'Apurimac River. Les montagnes qui nous font face de l'autre côté de la rivière sont immenses.

Au fur et à mesure de notre marche, nous constatons le changement de paysage depuis les précipices jusqu'aux majestueux pics enneigés de Padrayoc et Wayna Cachora, dont le plus haut est situé à 5 482 mètres.

Les nombreuses arêtes déformant les montagnes donnent naissance à des ombres modifiant le paysage au rythme du soleil. Dans ce cadre, nous nous sentons alors infiniment petits. Nous profitons de ce tableau pour prendre notre première pause après ces deux heures de marche. Ici, nous subirons la première attaque des moustiques, si minuscules que nous aurons du mal à les discerner. Nous répliquerons avec nos sprays. Là, nous serons surpris de voir nous rejoindre un marcheur, heureux de pouvoir bénéficier de nos produits anti-moustiques. Alexandro, résidant à Lima, la quarantaine, poursuivra l'ascension avec nous, avec pour simple équipement un petit sac de sport et des chaussures de football sans crampons. 

Nous atteindrons ensemble le mirador de Pass Capuliyoc, premier point indiqué sur notre carte. Pendant cette pause, nous observerons la suite du parcours : une pente en virages rapprochés se terminant par une descente plus douce le long du versant.

Après la troisième heure de marche, nous atteignons le second mirador, Chikisqa. Nous sommes alors à une extrémité de la montagne et allons changer de versant.  S'ouvre à nous une vue panoramique et plongeante sur le canyon Apurimac et sa rivière en contrebas. Alexandro nous parle rapidement dans sa langue natale, avec un accent prononcé. Cette fois-ci, pas la peine d'essayer de traduire, nous comprenons par son doigt pointé à l'horizon, qu'il nous est maintenant possible d'apercevoir les ruines du site, perchées au loin. Choquequiroa existe bel et bien !

Malgré les kilomètres qui nous séparent, on distingue, par leur blancheur, des constructions noyées dans la végétation au sommet d'une montagne. Nous sommes alors à 3 000 mètres d'altitude. Il nous faut maintenant descendre jusqu'au pont de Playa Rosalina, traverser la rivière, remonter le versant opposé jusqu'à 3 000 mètres. Ensuite, il nous restera 10 kilomètres de marche pour atteindre le site.

Notre mystérieux compagnon se met de temps à autre à courir dans la descente pour nous attendre quelques virages plus bas. Nous subissons la pente abrupte et le sol caillouteux, chargés de nos sacs, mais continuons à apprécier la beauté du paysage qui nous entoure.

A plusieurs reprises, une araignée velue, noire orangée, de la taille d'une main, ne fuira pas à notre rencontre, semblant nous défier.

La végétation, de plus en plus aride, se compose de cactus majestueux et d'arbres secs. Nous apercevons alors une concentration d'arbustes dans laquelle nous espérons trouver un point d'eau. Tandis que nous nous réapprovisionnons en eau, une jeune femme fait son apparition. Elle nous explique qu'elle est suivie de trois de ses amis et qu'ils reviennent des ruines, que celles-ci sont magnifiques mais que l'accès y est très difficile et que nous sommes fous de nous y rendre sans assistance de mules.

Il est maintenant 18h00 et le soleil est vite caché par les hauts sommets. Nous atteignons la cabane de Playa Rosalina au pied de la rivière à proximité du pont. Il fait maintenant très noir, la zone est infestée de moustiques. Le prochain camp est à plus de trois heures d'ascension sur l'autre versant et nous avons déjà six heures de marche derrière nous. Nous débattons ensemble et optons pour rejoindre Santa Rosa dans la nuit. Nous prenons toutefois le temps de nous rafraîchir les pieds dans l'Apurimac River avant de passer le pont.

Nous sommes maintenant équipés de deux frontales seulement : l'une ouvrira la marche tandis que l'autre la fermera. Nous montons groupés en file indienne. Sur ce chemin caillouteux et à forte inclinaison, l'ascension en zigzag est rude.  Nous nous remémorons alors l'ascension finale du Kilimandjaro de nuit, le froid en moins !

Nous sommes d'ailleurs tous les cinq en sueur. Nous faisons régulièrement des pauses à l'occasion de virages, ce qu'apprécie grandement Alexandro qui donne des signes de fatigue et se plaint d'une jambe. Nous buvons régulièrement et seul le souffle de chacun se fait entendre. Des insectes fluorescents se déplacent dans l'obscurité, animant notre montée. En face de nous, un mur noir, sans repère visuel.

Seul signe de progression : le bruit de la rivière qui s'éloigne. Malgré ce silence, l'esprit d'équipe est présent, chacun remotivant l'autre dans ses moments de faiblesse. Alexandro, épuisé, titube. Nous restons attentifs à son comportement et nous demandons ce que nous pouvons faire en plus des pauses et de l'eau que nous partageons avec lui. Nous nous adaptons à son rythme et poursuivons la montée jusqu'à qu'un panneau nous indique notre arrivée à Santa Rosa.

Enfin arrivés, Alexandro siffle en signe de reconnaissance et un sifflement nous revient : l'écho est toujours présent !

Un jeune péruvien s'occupe du campement à plus de 2 000 mètres d'altitude. Il est environ 22h00. Ainsi nous aurons mis trois heures pour effectuer 500 mètres d'ascension !

 

Nous posons nos sacs, changeons rapidement nos vêtements trempés et préparons les spaghettis toujours sous la lumière de nos frontales. Nous apprécions grandement ce repas simple. Nous profitons d'un abri pour y passer la nuit dans nos sacs de couchage, sans avoir besoin d'installer nos tentes. Une poule dormira au-dessus de nos têtes et un coq, à l'aube, nous réveillera. A peine debout, les moustiques reprendront leurs attaques. Nous nous empresserons de déjeuner pendant qu'Alexandro prendra de l'avance sur le chemin.

A 7h00, nous nous dirigeons vers le col de Marampata à 2 850 mètres d'altitude, dernière étape avant les ruines. De jour, on découvre ce flanc de montagne que nous avons arpenté de nuit. Lors de notre montée, nous observons une végétation est de plus en plus verte. Les cactus font place à des arbres colorés de rouge.

Franzisca manque de marcher sur une araignée. La côte est rude et il nous faudra de nouveau trois heures pour conclure cette ascension entamée la veille. Avant d'arriver à Marampata, nous passons une barrière en bois et retrouvons Alexandro assis sur un rocher, observant le paysage. Un panneau nous confirme que nous sommes bien à Marampata, à 2 850 mètres d'altitude. Le petit hameau est composé de quatre cabanes dont deux font office de ravitaillement. Les deux femmes de ce lieu reviendront des champs pour nous servir en victuailles. Trois enfants déambulent dans les pâturages entre vaches, cochons, chevaux et chiens.

Nous en profitons pour faire une pause au soleil puis nous allégeons de nos sacs que nous déposons dans une des cabanes, ce qui nous permet de rejoindre Choquequiroa dans les meilleures conditions. Après une heure de marche, ce qui n'était que goutte d'eau se transforme alors en pluie battante.

Par chance, nous apercevons une maison au loin où nous serons accueillis avec chaleur, le poêle au bois au plus près de nous. A l'intérieur, un ourson prend son repas. On nous expliquera alors que quelques ours demeurent aux sommets des montagnes et que celui-ci est le seul à venir remplir sa panse en cette demeure.

Nous discutons avec les habitants et un homme nous promet de nous rejoindre sur le site pour nous conter quelques mots d'histoire sur Choquequirao...

Le soleil réapparaissant, nous reprenons notre route dans une végétation de plus en plus fournie. Dans cet environnement humide, les orchidées Michi-Michi, Wakanki aux vertus de jouvence, et Wiñay Wayna  signifiant " toujours jeune",  s'y trouvent bien.

Légèrement en contrebas, nous sommes maintenant très proches des ruines. Nous passons de nouveau un portail et au détour d'un virage, les premières pierres de cette cité se présentent à nous ; Quelle récompense après ce long effort que de se retrouver enfin au pied du Choquequiroa à 3 030 mètres d'altitude !

 

La cité est imposante même si elle est légèrement moins grande que le Machu Picchu. Elle est composée de trois niveaux de ruines : maisons, terrasses et une partie de la ville inca. Malgré la végétation présente, les ruines toutes en pierre, semblent en bon état. Nous grimpons de nouveau, mais cette fois-ci, sur des escaliers construits par les Incas cinq siècles auparavant, afin d'atteindre le point culminant des ruines. De là, nous avons une vue plongeante sur la cité mais aussi sur tout le paysage nous encadrant, le site étant situé sur un nid d'aigles. Nous apercevons des vestiges semi-enfouis sous la végétation. La cité serait-elle aussi grande que le Machu Picchu ?

 

Du haut de ces ruines, nous reconnaissons l'habitant rencontré quelques heures plus tôt. Alors, seuls sur ce site, regroupés autour de lui, nous revivons l'histoire de Choquequirao :

Le site Choquequirao, dont le nom en quechua signifie "berceau d'or", n'aurait pas été construit par le fameux Pachacutec, mais par son successeur Tupac Inca Yupanqui (1471-1493). C'est le français De Santiges qui, en 1834, découvrit Choquequirao dont la végétation avait envahi les rues et maisons de la cité. A sa découverte, De Santiges est persuadé que ce site est un centre cérémonial et religieux dédié au culte de Pachacutec. Choquequirao fut probablement aussi un contrôle de passage à l'entrée de la région de Vilcabamba. Le site à été recensé au Pérou en 1960. Les travaux de rénovation ont, quant à eux, débuté en 1993. A cette date, 70% de la végétation avait envahi les ruines...

 

Nous nous apprêtons à redescendre vers notre base lorsque notre "historien" nous crie en pointant du doigt le ciel : "el condor pasa" (le condor passe). Nous restons quelques minutes à contempler ce rapace rare jusqu'à ce que celui-ci disparaisse dans les nuages.

Une fois de retour au camp, Alexandro nous quitte pour Santa Rosa. Quant à nous, nous préférons  établir le camp à Marampata afin d'apprécier ce lieu chargé d'histoire...

 

Nous choisissons un emplacement plat pour la nuit. Alors que les hommes plantent les tentes et vont chercher du bois, les femmes s'occupent du dîner tant attendu. Nous terminerons la soirée autour d'un feu de bois, discutant de notre découverte quand soudain Bjorn bondira en s'exclamant : " it's a bear " (c'est un ours). Yann, avec la frontale, éclairera en direction de l'animal. Alors que celui-ci passera derrière nous, son apparence, sa couleur et son déplacement semblent confirmer les dires de Bjorn. Nous restons tout de même dubitatif sur la présence d'un ours ici, de part les quelques vaches et chevaux qui nous entourent. Nous nous endormirons avec cette vision peu rassurante. Dans la nuit, compte tenu de la forte pluie qui sévira, nous finirons à quatre dans une tente de deux places, une des tentes présentant un défaut d'étanchéité.

Au petit matin, alors que nous prendrons notre petit déjeuner, les nuages en contrebas se lèveront sans toutefois pouvoir dépasser les sommets avoisinants.

Nous mettrons trois heures pour redescendre jusqu'au pont de Playa Rosalina, 10 kilomètres plus bas. Malgré la rapidité à rejoindre ce point, la marche n'est pas de tout repos pour les articulations et les pieds, avec le poids des sacs sur notre dos.

De nouveau, nous nous rafraîchissons les pieds dans l'Apurimac river, et cette fois-ci, de jour nous nous rendons compte de sa couleur fortement marron... Sur ce lieu, nous retrouvons nos amis les moustiques...

Sous un soleil de plomb, nous marchons sur le versant opposé pour atteindre Chikisqa, 330 mètres plus haut. Après deux heures de marche sans interruption, nous profitons du point de vue du Mirador de Chikisqa tout en reprenant notre souffle et des forces car 1 000 mètres de dénivelé nous attendent pour parvenir au second mirador, Pass Capuliyoc.

Une première ascension en virages successifs nous amène sur un terrain moins incliné qui longera à mi-hauteur la montagne. De nouveau, se dresse face à nous les majestueux pics enneigés de Padrayoc et Wayna Cachora.

Une dernière ascension rude, composée de 14 zigs zags, nous paraîtra sans fin. En quatre heures, nous sommes au mirador de Pass Capuliyoc. Il est alors 19h00, et nous finissons de monter le campement dans la nuit.

Vu les conditions climatiques des nuits précédentes, nous décidons d'installer une seule tente sous le toit de paille du mirador.

Nous épuiserons nos dernières réserves de nourriture : un paquet de spaghettis et une boîte de thon. Au milieu de la nuit, la forte pluie réussira à pénétrer jusqu'à nous alors que le vent déchaîné tentera de déstabiliser la tente, heureusement sans succès.

 

A l'aube, nous utilisons les premiers rayons du soleil pour faire sécher nos vêtements. Notre petit déjeuner se limitera à deux gorgées d'eau par personne en attendant la prochaine source.

Il nous faudra deux heures trente pour rejoindre Cachora, village de départ de notre trek, 10 kilomètres plus loin. A l'approche du village, de nombreux perroquets se distinguent sur les arbres rougeâtres avant de se confondre dans le vert de la végétation.

A l'entrée du village, nous croiserons à nouveau le "bûcheron" qui nous avait indiqué le chemin à l'origine. Il nous proposera de nous reposer chez lui, mais assoiffés et la faim au ventre, nous déclinons son invitation pour partir à la recherche d'une épicerie. Nous dégusterons des sandwichs au fromage frais tout en relatant notre aventure à la recherche de cette cité inca perdue et encore mal connue.

Un minibus nous reliera à Cuzco en quatre heures.

 

Ainsi nous avons pu visiter Choquequirao moyennant beaucoup d'efforts. Le parcours est en effet plus court en distance que le trek du Chemin de l'Inca, mais plus difficile.

 

Une chose est sûre, de part la découverte récente et aussi ce manque actuel de popularité, nous avons bénéficié d'un trek libre, peu fréquenté, authentique et encore gratuit.

Mais cela ne va pas durer : quelques agences proposent déjà une prestation s'alignant sur les prix exorbitants du Machu Picchu, c'est-à-dire en moyenne 160 dollars pour 4 à 5 jours de treks. Et à l'abord des ruines, un bureau de paiement de droit d'accès est en pleine construction ; il devrait être opérationnel dès 2004 !

 

Quant à Cuzco, la ville est maintenant une salle d'attente pour les treks sur le chemin de l'Inca et le Machu Picchu. Celui-ci est d'ailleurs limité à 800 personnes. La découverte de la cité de Choquequirao est une aubaine pour la région car elle permettra de désengorger le Chemin de l'Inca tout en continuant de remplir les caisses...  Il est certain que Choquequirao est désormais le nouveau joyau archéologique et culturel du Pérou...

Cuzco

 

Bjorn et Franzisca nous quittent pour rejoindre le lac Titicaca. Quant à nous, nous essayons de nous renseigner pour nous rendre à Aguacalientes en train afin de visiter le site du Machu Picchu à proximité. Hélas, en ce dimanche la gare est fermée.Nous décidons donc de revenir sur ce lieu le lendemain matin dès l'ouverture de la gare.

L'après-midi, nous rédigeons nos aventures depuis une terrasse au premier étage avec vue sur la Plazza del Armas.
Le soir, nous profitons d'un café-movies dans l'enceinte de notre hôtel pour voir " le Comte de Monte-Cristo " en version anglaise. La salle de cinéma est composée de quelques bancs avec des tables où vingt personnes peuvent assister à la vidéo sur écran mural. Nous dégustons une salade de fruits au yaourt pendant la séance.

A cinq heures du matin, le lendemain, nous arrivons à la gare où Pita et Barry, un couple Péruvien-Anglais rencontré la veille dans ce même lieu, nous attendent.

Compte tenu du prix de 50 US dollars pour l'aller-retour Cusco-Aguacalientes (80 km), nous décidons d'emprunter les mini-bus pour nous rapprocher du Machu Picchu. Le premier bus nous emmènera alors en trois heures à Urubamba. Nous reprenons ensuite un autre bus pour Ollantaybambo, dernier village desservi par la route. Le train est alors le seul moyen de nous rendre à Aguas Calientes. Et là, surprise : alors que nous avons déjà effectué plus de la moitié du trajet, nous découvrons que le prix du train est le même qu'à Cusco ! On quitte Pita et Barry qui décident tout de même de se rendre sur le site du Machu Picchu en train.

Quant à-nous deux, nous nous promenons dans ce village ; c'est là que les Espagnols ont perdu une importante bataille contre les Incas. Nous observons une prison taillée dans la roche et un rocher en forme de tête d'Inca, perchés à flanc de montagne.
Puis, à mini-bus, nous nous dirigeons vers Pisac, petit village bien connu pour son marché et les ruines de la Vallée Sacrée. En fin de journée, nous rejoignons Cusco sous la pluie et réservons notre bus pour Puño.

Puno

Le lendemain, dans le bus qui nous mène à Puño, Yann passera la majorité de son temps au rez-de-chaussée améliorant son espagnol en bavardant avec Cathy, l'hotesse. Nous traversons le paysage andin avec ses nombreux élevages de lamas.

 

A Puño, nous prenons un bus bondé de locaux. Nos bagages seront ficelés sur le toit ! .


A Yunguyo, dernière ville péruvienne, un pousse-pousse motorisé nous emmène aux postes frontaliers avec la Bolivie.

 

Nous sommes impatients de découvrir ce dernier pays traditionnel d'Amérique du sud où plus de la moitié de la population a du sang amérindien.

La Bolivie est un pays torturé à la fois par son histoire et également par l'expression de la nature : Est-ce que cela en fera le pays le plus touchant d'Amérique du sud . ?

 

Estelle&Yann

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BOLIVIE

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